"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux".

Bienvenue à Street-Art City

Depuis sa création, Street-Art City était sur ma bucket list. Un lieu dédié au street-art en pleine campagne  bourbonnaise, c’est déjà une invitation à l’insolite.

Mais que s’est-il passé dans la tête des créateurs pour concevoir un tel lieu ?! Sylvie se promène sur cette friche désaffectée et imagine ses bâtiments habillés de couleur. Cet art que l’on voit fleurir en milieu urbain, elle le voit ici !  Visionnaire, coup de génie…?

Voilà comment un ancien centre de formation de France Télécom est devenu la Mecque du Street-Art. Abandonné dans les années 90, le site s’est réinventé sous l’impulsion de 2 passionnés rêveurs. Gilles et Sylvie découvrent l’univers fascinant de l’art pictural et offrent plus de 22 000 mètres carré à des artistes venus du monde entier.

Lorsque j’ai visité Street-Art city en septembre 2020, j’attendais beaucoup de lieu et je dois avouer que je n’ai pas été déçue. Au contraire, bluffée, conquise, séduite avec l’envie d’y retourner très vite pour suivre les évolutions. A l’extérieur, près de 100 fresques s’étalent sur les murs défraichis du centre avec des styles et des techniques différentes. Parfois poétiques, parfois engagés, l’expression artistique s’affiche dans toute sa diversité : du pochoir aux codes graffiti. De Kev 1 l’artiste local à Shiro la japonaise en passant par les très renommés Ted Nomad, Zeso et tant d’autres. C’est un véritable voyage émotionnel.

Aujourd’hui, l’endroit est l’unique résidence artistique de Street-art  au monde. Chaque année, les artistes sont en immersion totale et expriment leurs talents. En cette année de Covid, nous n’avons pas eu le privilège de croiser un artiste et de suivre une création en cours de réalisation mais cela n’a nullement manqué à notre première découverte tellement nous étions envouté par cet ébullition artistique. Généralement, chaque année, Street-Art City accueille une trentaine d’artistes et plus de 900 sont en attente. C’est dire le succès et la renommée du lieu à l’échelle mondiale.

La plus grande claque a été l’hôtel 128. C’est ici que logeaient les stagiaires Télécom. Imaginez un hôtel désaffecté de 128 chambres. De longs couloirs su 4 étages que l’on parcours avec une lampe frontale. 128 portes que l’on ouvre. 128 univers que l’on découvre. A chaque chambre un descriptif complet pour mieux appréhender et comprendre l’approche de l’artiste On aime,  parfois moins, on adore, on est transporté dans une bulle de créativité. On se met à rêver d’une nuit éphémère dans l’une des 128 chambres. Chaque année, un étage complet est entièrement renouvelé. Une expérience immersive incroyable.  

Quelque soit sa sensibilité et son niveau de connaissance sur l’art urbain, Street-Art City est un détour incontournable pour les fans de stret-art, les curieux… et même les sceptiques de cet art.

Un musée à ciel ouvert, un lieu unique à visiter au moins ne fois dans sa vie ! Un conseil, prenez le temps et consacrez y une journée entière. Vous ne regrettez pas votre prix d’entrée. De plus à l’entrée, on vous livre un feuillet avec la description de chaque œuvre. Laissez vous cueillir par cet atmosphère artistique si singulière, vous allez être surpris, ébahis, émus.. et peut-être même plus encore !

Belle visite !

Valais Suisse: randonnée automnale à Derborence

L’automne dans les Alpes Valaisannes est sans conteste la plus belle des saisons. Je vous ai déjà parlé de l’automne en Valais avec ses balades au fil de l’eau le long des bisses ou encore ses randonnées dans les forêts de mélèzes jaunis. Aujourd’hui, je vous emmène pour une randonnée automnale à Derborence : un lieu unique et magique.

Derborence, un nom qui chante et réveille une certaine nostalgie. La littérature et le cinéma ont maintes fois célébré ce site naturel. Les légendes ont forgé son histoire. Ramuz l’a raconté dans son roman : « La Grande Peur dans la montagne« .

Par ce joli mois d’octobre aux couleurs automnales, Derborence m’appelle. Voilà bien quelques années que je ne suis plus monté là-haut ! La route d’accès est généralement ouverte de mai à octobre, une route carrossable à l’image des sentiers muletiers d’autrefois. A elle seule, c’est déjà tout un voyage, une épopée. Après avoir traversé les villages vinicoles, on pénètre dans l’étroite vallée. La route se fraye un passage au-dessus d’un canyon vertigineux. Les arbres aux couleurs chatoyantes forment une voûte naturelle. Bienvenue au spectacle de l’automne. On traverse de longues galeries creusées dans la falaise, en espérant ne pas croiser le bus postal !!! Après une séance de 15 minutes entre frayeurs et émerveillement, Derborence, ou plutôt Derbo pour les intimes, s’offre à nous. Ça ne change pas, ou presque ! C’est toujours aussi beau !

 

Sac à dos et pique-nique et c’est parti pour une belle randonnée contemplative : le tour du lac et de l’éboulement. Une boucle d’environ 3 heures qui révèle les magnifiques paysages . Ma randonnée débute par le lac. La sécheresse estivale a laissé des traces et les abords du lac sont totalement asséchés. Les mélèzes ont commencé leur mutation. Le lac est un véritable miroir. La montagne, la forêt de mélèzes, les arbres aux milles couleurs se reflètent dans les eaux.

Le sentier serpente entre forêts et éboulis. Le massif forme un cirque imposant, les éboulements successifs du massif des Diablerets, en 1714 et en 1749 accentue le caractère sauvage du lieu. Ces effondrements ont été à l’époque une terrible catastrophe pour les habitants. Les siècles et années ont passées mais ces événements restent toujours présents dans la mémoire collective.

La nature a repris peu à peu ses droits mais le site chaotique nous rappelle les relations parfois contrariées entre l’homme et la montagne. Des blocs, une nature sauvage, une biodiversité exceptionnelle, c’est sauvagement beau. Un sentier de découverte de ce patrimoine a été initié pour des balades familiales. Antoine, le berger rescapé, raconte. En chemin, on passe le hameau du Godey. Quelques mayens ça et là sont dispersés et ont résisté aux assauts de la montagne. Mon tour s’achève avec ce sentiment de dépaysement. Une pause thé et tarte au refuge du lac, récemment rénové, pour parfaite cette belle journée.

 

Encore une fois, pas besoin de partir loin pour ressentir l’Ailleurs. Je redécouvre Derborence, la vallée des merveilles m’offre un nouveau visage sous un soleil éclatant d’automne.

Si vous recherchez une destination ensoleillée et pleine de surprises en plein de cœur de l’automne… il y a le Valais Suisse avec son microclimat et ses contrastes de couleurs entre plaine et montagne. Ceux qui connaissent, le savent bien  ! Laissez-vous guider par les  bons plans des habitants, ils vous livreront un autre regard de l’automne et vous feront adorer cette saison .

INFOS PRATIQUES

Accessibilité : Route ouverte de mai à octobre. Accessible en bus postal.

Niveau : Randonnée accessible aux familles ou marcheurs débutants

Nombreuses variantes randos au départ de Derborence

Etape sur les tours des Muverans et Massif des Diablerets

Téléchargement gratuit de cartes rando ici

J’ai testé la randonnée en vélo couché à La Réunion

En juin 2018, je séjournais 2 semaines sur l’île de La Réunion à l’occasion des Francophonies du E-Tourisme. Après quelques jours de travail volontaire entre passionnés du tourisme, ponctués de soirées festives arrosées de Rhum Chatel et de multiples découvertes aux saveurs créoles, il nous fallait une dimension sportive pour clôturer ce chapitre sur cette terre de caractère.

J’ai pédalé sur la lune !

Samedi : 8 heures pétante, un café-croissant vite englouti après une trop courte nuit et nous voilà partis au volcan.  En route via la Plaine des Cafres. Je redécouvre ces paysages qui m’avaient tant émerveillée 10 ans plus tôt.

La route, raide et sinueuse, traverse des prairies verdoyantes où paissent les vaches laitières. Mi Auvergne-Mi Suisse, le site m’évoque des paysages qui me sont familiers et pourtant je suis à 10 000 km de mon quotidien, dans l’hémisphère sud, au pied d’un géant : le Piton de la Fournaise. Le mythique Piton des Neiges, lui, joue à cache à cache avec la brume des hauts. Il est là comme pour me rappeler que je suis bien Ailleurs, en immersion dans une nature unique.

Puis, le paysage se fait plus minéral, on marque un arrêt au cratère Commerson, histoire de s’écarquiller les yeux. Quelques km plus loin, on arrive à la Plaine des Sables, un paysage lunaire, une immensité teintée de rouge quasi irréelle. On se dit qu’on a bien fait de se lever !  On est déjà conquis par cette beauté féérique, ce n’est pourtant que le début d’une journée exceptionnelle.

Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.
Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.

Et là, on découvre nos engins : des vélos à la forme improbable. 3 roues. Pas de guidon. On ne sait rien de ce qui nous attends ? Comment ça se pilote ? Où va-t-on aller ?

Mickael et Aurore nous accueille avec un thé, nous explique leur activité, nous font les recommandations d’usage. Freiner, passer les vitesses, respecter les distances. Et hop ! Nous voilà aux commandes de nos vélos couchés. C’est parti pour l’aventure et quelle aventure !

Passées les premières minutes d’appréhension de l’apprenti conducteur, on apprivoise vite ce drôle d’engin très maniable et ultra confortable. On descend la Plaine des Sables à vive allure. C’est grisant, une sensation de liberté dans un décor lunaire. Je pédale à tout va, exaltée par cette expérience nouvelle. Comme des enfants ! J’ai 50 ans et je m’éclate comme si j’en avais 10 !

Mickael, notre guide, s’amuse de notre énergie débordante en nous mettant en garde : « Ménagez vos efforts, je vous ai concocté un parcours un peu sportif ! »

On emprunte un sentier de randonnée qui longe le volcan. C’est magnifique. Je ne sais pas où regarder tant cet environnent m’envoute ! Pédaler en position semi-allongée sur un vélo à 3 roues dans cet univers volcanique, c’est unique.

Au-delà de l’aspect ludique de l’activité, il y a une véritable dimension sportive. On comprend très vite que derrière le côté fun, il y a une maîtrise, une technique. Parfois, souvent, en débutant que nous sommes, on évalue mal le terrain, on négocie mal un virage, on anticipe pas suffisamment les pentes et on se retrouve bloqué dans une montée à devoir pousser le vélo ! La piste n’est de loin pas un long fleuve tranquille, faite de descentes et de raidillons caillouteux.

Après quelques kms parcourus, on marque une pause face au volcan, le panorama est grandiose. La météo est clémente, le soleil nous inonde. Il est midi et les nuages n’ont pas encore gagné le sommet. On en prend plein les mirettes. On se dit qu’on est vraiment chanceux. Pédaler sur la lune !

Il est temps d’entamer le chemin retour. Autant dire qu’au retour, les cuisses commencent à chauffer, la fatigue commence à me gagner, nous gagner et on fanfaronne un peu moins !

A l’arrivée, Aurore nous attend pour partager un jus de fruits et des gâteaux maison. On papote volontiers. Tous deux nous raconte leur amour pour leur île, leur passion pour ce sport. Nous, on est conquis, d’humeur guillerette. On repart des images plein la tête, remplis de sensations et émotions. Heureux d’avoir partagé ce moment parfait avec Atmosphere Pei. Retrouvez-les aussi sur leur page Facebook. 

Randonnée au coeur du Lavaux

Avez-vous déjà entendu parler du Lavaux ? Avec 800 hectares, le Lavaux est aujourd’hui le plus grand vignoble de toute la Suisse, un vignoble en terrasse inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Prenez vos lunettes de soleil et votre appareil photo, vous allez en prendre plein la vue. On part randonner à la découverte des terrasses du Lavaux, au cœur de l’un des plus beaux panoramas de Suisse !

Le parcours viticole serpente à travers les villages traditionnels et le magnifique vignoble surplombant l’immensité du lac Léman. Le Lavaux offre un panorama d’exception avec les sommets environnants.
Je commence ma randonnée à Riex, un petit bourg vinicole de caractère. Le village s’enorgueillit d’un riche patrimoine architectural, de belles façades fleuries aux premiers jours du printemps, des fontaines vieilles de 2 siècles, des caveaux aux enseignes rutilantes. Un village qui a une âme et qui bénéficie d’une vue imprenable sur le lac.

Je suis le balisage à travers le vignoble. Ici, une capite, ce sont ces petites cabanes de vignerons qui ont gardé leur cachet pittoresque. Là, une tonnelle : celle à Philippe, Christian ou Antoine. Des abris ombragés aménagés au coeur des parcelles où les vignerons-encaveurs accueillent pour une dégustation de leur cru. En tout temps, elles sont accessibles aux promeneurs pour un pique-nique, une pause contemplative.

Je suis fascinée par ce panorama. J’ai beau connaitre cette région, je suis une nouvelle fois émerveillée par tant de beauté et ce côté paisible et calme. Un train passe. Un bateau Belle-Epoque m’arrache à ma béatitude d’un coup de sirène. C’est beau, vraiment très beau !

Je traverse les vignes du Calamin, du Dézaley et son clos des abbayes : un domaine de renom appartenant à la ville de Lausanne. J’arrive à un belvédère avec une vue plongeante. En contrebas, le hameau de Rivaz. En haut, Chexbres et son deck, la plus terrasse de la Riviera.

Je rejoins la route de la corniche pour revenir à Riex en passant par le village d’Epesses. Encore un bourg vinicole où il semble faire bon vivre. Pour clore cette randonnée vinicole, je vous invite à faire étape dans un caveau et déguster la passion du vin !

INFOS PRATIQUES

Boucle Riex-Dezaley-Epesses-Riex : env. 2 h en flânant

Nombreux parcours envisageables au Lavaux à combiner avec le train
Pour les non marcheurs, on peut aussi admirer le Lavaux depuis le lac avec les bateaux Belle-Epoque. Egalement le petit train des vignes.

Carte rando ici

Horizons Sancy : un festival d’art contemporain en pleine nature

L’été 2016, je découvrais la 10ème édition d’Horizons Sancy, un festival conjuguant art & nature. Séduite par ce concept Land’Art, je retourne chaque année en terres auvergnates découvrir les nouvelles oeuvres. Remplie d’attentes et d’enthousiasme, ce rendez-vous est devenu un incontournable, un MUST !

Au cœur du Massif du Sancy, cet événement d’art contemporain rassemble 10 artistes, 10 œuvres, 10 sites naturels. L’idée de ce festival était de créer un projet culturel et différent afin de valoriser la région au travers son patrimoine et son terroir. Pari réussi  à 200 % qui réunit les amateurs d’art, les locaux et les visiteurs venant d’horizons divers.

Les créations artistiques trônent en pleine nature et se découvrent lors de balades et randonnées. Des artistes internationaux sélectionnés par un jury installent ces œuvres éphémères dans des lieux différents chaque année. Chaque œuvre s’intègre parfaitement au paysage et offre un panorama sur le massif du Sancy. C’est une parfaite union nature et culture. Elles étonnent, surprennent, interpellent par leur originalité et leur message. Une créativité sans limite. Une exposition à ciel ouvert qui révèlent les plus beaux paysages du Sancy et son environnement le temps d’un été. Souvent posées hors des sentiers battus, ces créations offrent un nouveau regard sur les vastes étendus du massif. On découvre des villages et hameaux oubliés, une chapelle sur son perchoir, une vue inédite. On se balade parmi les volcans d’Auvergne, sur un puy, aux abords d’un lac de cratère…

Un rendez-vous unique. On part à la recherche des œuvres en empruntant des sentiers balisés permettant de randonner de 1 à 4 heures, des parcours qui séduisent et sensibilisent toutes les générations. Randonner dans la chaine des puys à la découverte des paysages volcaniques qui ont façonnées l’Auvergne, c’est grandiose et lorsqu’en plus, on y mêle des œuvres de land art, ça devient magique.

 

Au cours de mes visites lors des éditions de 2016 à 2019, j’ai sélectionné pour vous 10 créations, 10 œuvres qui m’ont transportées au cœur d’une Auvergne que je ne connaissais pas, 10 œuvres qui m’ont fait rêver et réfléchir, 10 œuvres qui m’ont fait voyager dans un écrin de nature sauvage.

Reliefs sous le pic de Capucin. Une passerelle poétique entre l’homme et la nature. Une petite randonnée de 3 km au départ du Mont-Dore qui nous a conduit au sommet du Capucin avec une vue magistrale sur le Sancy et la vallée de Chaudefour en contrebas.

The rhythm of wind. l’interaction du vent et d’un métronome pour prendre conscience du rythme de la nature. Encore une petite randonnée de 3 km au départ du pittoresque village de Beaune Le Froid, connu pour ses caves à Saint -Nectaire.

Panorama à la Roche Nité. Un tunnel pictural pour s’immerger de couleurs et de paysages. 3 km de randonnée à travers les estives pour jouir d’un point de vue sur la chaine des puys

Distortion Unit au Puy d’Allou. Un kaléidoscope géant provenant du recyclage d’une citerne agricole.

Transhumance. Une sculpture cabane, une roulotte de bergers posée dans les estives de La Godivelle

Eté 67 et ses 10 tentes multicolores. Tel un retour en arrière de l’histoire du Lac de Laspialade à l’époque où les berges se transformaient en camping le temps de l’été.

Take a moment est une ode au ruisseau d’Entraigues. L’œuvre se présente comme une dentelle romantique ou une canopée suspendue au-dessus du ruisseau.

Ghungroos dans les bois de la cascade du Rossignolet au Mont-Dore.

 

Le rire des fées au puy de Combegrasse.  Un jaillissement de lignes tendues vers le ciel perce l’horizon. Le paysage de la Chaîne des Puys est découpé en fines lamelles par le faisceau des lignes.

Akènes, ouverture céleste dans la forêt de Courbanges ou.. Dissémination éruptive élu coup de coeur du public en 2019.

Pas facile d’en choisir 10 sur ces 5 dernières années. Chaque oeuvre, chaque lieu invite à la contemplation. Si comme moi, vous êtes fan de land’art, de nature et culture, d’art et rando, réservez 3 journées ou plus pour ce rendez-vous estival d’un autre genre. Retrouvez toutes les infos sur le web et n’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de conseils ou suggestions pour un futur séjour en Auvergne. Je vous livre deux belles adresses à partir desquelles, j’ai pu rayonner et découvrir toutes les œuvres à mon rythme.

Mes plus belles adresses d’escapade

Ici ou ailleurs, aux 4 saisons, j’aime partir à la découverte de nouvelles adresses, de nouveaux lieux pour m’offrir une nuit ailleurs et profiter de petits moments d’évasion simples et ressourçants. Des adresses parfois hors des sentiers battus qui respirent l’hospitalité. De la maison d’Hôtes de caractère à l’hôtel de charme, je vous dévoile une sélection de mes adresses préférées.

En Suisse :

Si comme moi, vous aimez les lieux chargés d’histoire, la Suisse compte bon nombre d’hôtels appartenant au label Swiss Historic Hôtels.   De l’auberge de campagne au prestigieux hôtel, la Suisse regorge d’établissements au patrimoine remarquable

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Suisse : au pays des narcisses sauvages

Alors que nos envies d’évasion printanières sont en pause (#printemps confiné), la nature poursuit son réveil. Les premières narcisses fleurissent sur les hauts de la Riviera du Léman et me rappellent le souvenir d’une belle randonnée entre lac et montagnes à la recherche de la célèbre narcisse des poètes.

 

L’excursion du jour commence à la gare de Montreux où je monte à bord du train belle époque, direction Les Avants. Le train grimpe sur les hauteurs laissant échapper une vue plongeante sur le Lac Léman et les cimes encore enneigées. Ah ! La suisse et ses trains historiques, un voyage dans le temps !

 

Arrivée aux Avants, un funiculaire hors d’âge nous conduit à 1178 mètres d’altitude, au cœur d’un magnifique panorama alpestre. La Dent de Jaman, les Dents du Midi se dessinent parfaitement dans ce ciel d’une douceur printanière.

Chaussures de rando, bâtons, sac à dos, c’est parti pour … une randonnée sur le sentier des narcisses : 2 heures de balade contemplative.  On emprunte le sentier de crête balisé en direction du belvédère du Cubly. On entre dans une forêt qui nous offre quelques fenêtres avec vue sur les montagnes environnantes. Les Dents du Midi et ses 7 pointes nous accompagnent.

On traverse une grande clairière où malheureusement les narcisses sauvages se font de plus en plus rare. Après 45 minutes de marche, on atteint le belvédère du Cubly. WAOUH ! Le panorama sur l’ensemble du bassin lémanique est grandiose. Du haut de ce balcon. on embrasse le paysage sur la riviera de Montreux à Lausanne, Vevey et le vignoble du Lavaux, le lac dans sa beauté magistrale avec le ballet des bateaux Belle Epoque sur le lac. C’est magique, le temps s’arrête. On aimerait se poser là, un livre à la main et attendre le coucher de soleil pour ne redescendre qu’à la nuit tombée !

Puis la rando se poursuit par la descente d’une série d’escaliers très raides. Sur la gauche, un pré de narcisses. De part et d’autre, isolées ou en masse, elles sont en pleine floraison et tapissent les prés et les sous-bois, laissant échapper leur parfum délicieusement sauvage. On rejoint le hameau isolé d’Azot avec ses chalets à la Heidi et toujours cette vue sur le lac Léman et les Alpes Valaisannes. Dans les pâturages, les narcisses sauvages cohabitent avec les pissenlits. Après un petit raidillon pour rejoindre Les Avants, le chemin aménagé continue en forêts avec des prairies parsemées de narcisses. On arrive dans une clairière où est posé un banc, un banc 5 étoiles avec vue. Un petit chalet en contrebas, une plongeante sur le lac et toujours,  les Dents du Midi en toiles de fond. On ne s’en lasse pas. Les prés à narcisses se font très denses et un panneau explicatif sensibilise à la sauvegarde de ces fleurs. Cueillir mais pas trop. Juste un bouquet pour le plaisir des yeux et le parfum enivrant.

La fin de ce parcours en boucle approche, on entends le sifflement du train, celui qui nous ramènera  à Montreux. Avant de faire le trajet retour, je marque une dernière pause sur un banc (je suis une fan des bancs avec vue #monbancàmoi , celui ci est dédié à Vladimir Nabokov sur le parcours de http://www.rencontres-inspiration.com. Dernier regard sur ce paysage champêtre. Une balade tranquille, à faire à deux, en famille pur admirer l’éveil de la nature et ses fleurs sauvages.

Plusieurs parcours balisés sur les hauts de la Riviera Vaudoise permettent de découvrir ce symbole régional durant toute la période de floraison. Le parcours des Pléiades, aussi accessible en train, est tout autant splendide avec une floraison plus tardive. Selon la météo des narcisses, à vous de choisir votre parcours !

 

Art & Culture à Lille

Dans tout l’hexagone, la France regorge de belles villes à découvrir, de Lille à Marseille, de Bordeaux à Lyon. Bien qu’à son évocation, il ne fasse pas rêver, le Nord n’échappe pas la règle. Si il devait y avoir un top 10 des villes de France à visiter, Lille et sa métropole figurerait sans nul doute dans le haut du classement.

En avril 2019 à l’occasion du salon des blogeurs de voyage, j’ai pris le temps de découvrir ce lieu qui m’était jusqu’alors parfaitement inconnu et qui je l’avoue n’avait guère inspiré mes envies de découvertes. Mes différentes rencontres avec les copains blogueurs me vantant les louanges de leur région et les récits inspirés de mes hôtes nordistes m’auront convaincu de prêter un peu d’attention à ce grand nord. Je m’étais imaginé une ville sous la grisaille urbaine, sans grand intérêt touristique, où le ciel est toujours gris. Ah les clichés et autres préjugés ! J’ai finalement découvert une ville agréable à vivre en éveil printanier  sous le soleil d’Avril. J’ai été charmé par son architecture, son caractère, sa vie culturelle, sa gastronomie…  La Métropole Lilloise est pleine de surprises et a su se réinventer malgré sa réputation peu glamour.

LA VIEILLE VILLE

A pied ou à vélo, le Vieux-Lille se révèle en déambulant dans ses rues pavées, ses places, ses monuments historiques. Flâner au hasard pour apprécier le caractère de ses maisons de briques rouges, pousser la porte d’un estaminet pour goûter les saveurs du terroir, s’asseoir en terrasse sur une place pour ressentir l’ambiance de la ville. Le Vieux-Lille est plein de charme avec ses nombreux monuments, son architecture flamboyante et ses façades colorées. Vraiment, je ne m’attendais pas un tel ensemble, remarquablement restauré.

Un conseil : séjournez dans la vieille ville pour profiter pleinement de ses petits commerces, bars et restos et utilisez les vélos en libre-service pour déambuler à votre guise. Vraiment pratique.

Une adresse : je recommande cet appartement en plein cœur du Vieux Lille dans une courée privée avec de petites maisons typiques. Topissime !

LE QUARTIER EURA LILLE

Dès mon arrivée à Lille, j’ai été frappé par le modernisme de ce quartier et j’ai beaucoup aimé sa dynamique. Je me suis livrée à une véritable balade architecturale, appareil photo en main. Les lignes futuristes des tours contrastent avec les bâtiments de style brutalisme. La réhabilitation de ce quartier par des architectes de renom est une vraie réussite.

LA VILLA CAVROIS

Autre œuvre architecturale près de Lille : la Villa Cavrois. Un coup de cœur. Le Taj Mahal de la Metropole Lilloise. J’ai passé plus de 2 heures à visiter ce lieu d’exception, difficile d’en repartir. Si vous avez la possibilité, faites une visite guidée pour connaitre tous les détails de cette villa classée monument historique depuis 1990. Elle est l’oeuvre emblématique de l’architecte Robert Mallet-Stevens, une figure du courant moderniste après avoir été abandonnée et vandalisée pendant de longues années. D’origine, elle a été conçue dans les années 30 pour Paul Cavrois et sa famille, un industriel du textile, puis a servi de caserne durant la Seconde Guerre Mondiale pour être réaménagé par les Cavrois au lendemain de la Libération. En 2003, un gigantesque chantier a été entrepris pour s’achever en 2015 et lui redonné son état d’origine. Un pari audacieux pour une réussite incontestée. Un château contemporain à quelques minutes de Tram de Lille pour un voyage dans le temps. A ne manquer sous aucun prétexte pour reprendre la formule d’usage !

LA CONDITION PUBLIQUE

Quand le patrimoine industriel de la ville de Roubaix se réinvente en lieu culturel. C’est l’histoire de ce bâtiment monumental de 1902, un des premiers édifices de béton recouvert de toit en terrasses, un toit aujourd’hui investi par les street-artistes. L’édifice s’organise autour d’une rue couverte qui le traverse en plein milieu et en fait un lieu très atypique. A l’origine, usine de conditionnement des matières textiles, la condition publique a été rehabilité en manufacture culturelle avec des expositions, des ateliers, des concerts…
Ce n’est pas un lieu à vocation touristique à proprement parlé mais jetez un œil à la programmation et courrez-y ! J’ai eu le privilège d’une soirée privée avec visite guidée, j’ai adoré ! Suis tellement fan de ces lieux chargés d’histoire qui ont été réhabitlié en zone culturelle dans un courant alternatif. Tout autour de la Condition Publique, il y a un parcours d’art urbain entre friches et murs de briques. Roubaix s’offre une renaissance par le street-art.

LA PISCINE

Le musée d’art le plus « instagrammable » de France. Imaginez une collection de Beaux-Arts dans une piscine. Il fallait le faire. Dans style art-déco, la piscine municipale accueillait dans les années 30 les enfants d’ouvriers du textiles ainsi que les enfants des riches familles industrielles. Un lieu de loisirs de grande importance pour ses habitants. En 1985, la piscine ferme pour des raisons de sécurité (sa voute est fragilisée) Il faudra attendre 1994 pour qu’un projet de réhabilitation se profile. Et quel projet ! Sans nul doute un des plus beaux musée de France. Même si on n’est pas passionné de Beaux-Arts, le caractère insolite et atypique de cet endroit vaut le détour. J’ai beaucoup aimé l’exposition photo de Naime Merabet, algérien arrivé à Roubaix en 1981 à l’âge de 3 ans. Son expo « Fenêtre sur l’Algérie » installée dans les cabines de douches m’a transporté et fait voyagé en Algérie à travers son regard photographique.

Avec la Piscine et la Condition Publique, Roubaix a su reconsidérer son patrimoine industriel et renaître par sa dimension culturelle. Pour les fans de cuture et patrimoine, une journée à Roubaix s’impose.

Conseil : tous ces lieux culturels sont facilement accessibles par les lignes de tram de la Métropole Lilloise. Il est aussi possible d’acheter les billets combinés et coupe-file.

LE CENTRE HISTORIQUE MINIER DE LEWARDE (Hors MEL)

Ce séjour à Lille fût l’occasion de passer une journée avec nos fidèles hôtes nordistes, Jean-Louis et Danielle. Ils nous ont fait découvrir le centre historique minier de Lewarde. Alors là, attention méga coup de cœur. Une découverte captivante. Au cœur du bassin minier, le site est installé sur l’ancienne fosse Delloye sur un site de 8 ha et 8000 m de bâtiments industriels. Ce centre est un veritable témoignage de l’activité minière, l’histoire de plusieurs générations évoquée avec brio. Ludique, passionnant, captivant… tous les superlatifs peuvent y passer et pourtant, je ne suis pas spécialement fan des centres historiques qui souvent sont trop ennuyeux à mon goôut. Là, on y passe des heures sans jamais se lasser, on se délecte de souvenirs, des anecdotes et récits éclairés d’un ancien mineur dans son patois ch’ti. Authentique et original. Ne manquez pas de réserver votre visite avec un ancien, un must.

Nous avons mangé au « Briquet ». Zola dans Germinal évoquait ce mot. Il s’agit du casse-croute du mineur en référence à un petit pain en forme de brique. Le restaurant Le Briquet est installé dans l’ancienne scierie de la fosse et on y déguste des plats typiques du nord dans une ambiance conviviale. Une super journée.

Les bonnes adresses

Durant notre séjour, on a aimé :

– L’estaminet Au Vieux de la vieille
– Le bierbuik-bloemeke : le restaurant de Florent ladeyn avec un concept innovant.
Côte bonnes adresses, je vous recommande le livre de ma copine blogeuse Laurianne « Aimer Lille »

Un grand week-end d’hiver à Bonneval sur Arc

Ça faisait des lustres que je rêvais d’un séjour hivernal à Bonneval sur Arc, un village de montagne parmi les plus beaux villages de France. Depuis des années, ce village de bout du monde dans la Haute Vallée de la Maurienne me charmait tant par son caractère montagnard et isolé que par la beauté sauvage de ces paysages enneigés. Au creux de Janvier 2020, nous troquons quelques jours notre authentique Val d’Hérens pour rejoindre ce village pépite de l’autre côté de nos Alpes Valaisannes.

Nous arrivons de nuit, en début de soirée, et posons nos valises en plein cœur du vieux village à la maison d’hôtes La Greppa. Dès les premiers pas, je ressens l’atmosphère authentique du village et ce rendez-vous idyllique que je me suis imaginé est bel et bien là. Parfois, on idéalise tellement un lieu que la première rencontre est décevante. Là, ce n’est pas le cas, le charme opère instantanément et les jours suivants sauront combler mes envies d’hiver et d’ailleurs.

Nous sommes chaleureusement accueillis par Annie et Patrick dans l’unique chambre d’hôtes de leur maison et commerce. La maison fait partie des images bien connues de Bonneval. Presse tourisme, reportages télé se sont arrêtés dans ce chalet de bois et de pierres. La maison est construite dans la plus pure tradition avec ses toits de lauzes et ses pierres brutes. Notre chambre est à l’image du lieu : authentique ! Une belle chambre de style montagnard avec un ensemble d’éléments taillé dans du vieux mélèze par un artisan local. Une chambre épurée et confortable à souhait avec le plaisir de profiter d’excellents petits-déjeuners et goûters dans le salon de thé au-dessus. Patrick nous livre ses bonnes adresses pour manger au village : 2 restaurants à 2 pas de notre hébergement pour une excellente cuisine terroir. Un village, un hébergement, des restaurants qui respirent bon le terroir… que demander de plus pour les amoureuses de plaisirs simples que nous sommes !!! 2 ou 3 idées de balades et le bonheur d’une escapade hivernale se joue maintenant.

Où se balader en hiver au départ de Bonneval sur Arc ?

On a laissé notre véhicule au parking afin de profiter de 3 jours sans voiture, entre balades hivernales, rando-raquette et ski de fond. Les plaisirs nordiques avant tout ! Pour être honnête, ce fond de vallée ne se prête pas à la randonnée raquette. Aucun parcours balisé n’existe. En revanche, les sentiers hivernaux sont parfaitement damés et entretenus offrant ainsi de belles balades hivernales sans avoir besoin de raquettes à neige. Une bonne paire de chaussure d’hiver, une paire de crampons-neige et le tour est joué.

  • Le hameau de ecot : Un incontournable ! c’est le hameau de « Belle et Sébastien ». On y accède en 1 h 30 de montée avec de nombreuses pauses photo !!! C’est une randonnée facile, accessible à tous par un chemin damé (route carrossable en été ). Le hameau est perché à 2000 m d’altitude et à 4 km de Bonneval en remontant la rivière : l’Arc. Chargé d’histoire depuis le moyen âge, il est à présent protégé depuis 1971. Quelques maisons traditionnelles de pierres et de lauzes regroupés sur un perchoir surplombent la vallée. En ce mois de janvier, le hameau semble endormi. Seules au monde, on profite de ce balcon ensoleillé pour une pause pique-nique sous l’oeil bienveillant de la Chapelle Sainte-Marguerite.

Puis, je décide de prolonger la balade jusqu’à un lieu nommé Trièves d’où se dessine un cirque glaciaire d’une beauté enchanteresse. Sous l’épais manteau neigeux, l’eau crée des formes neigeuses aux lignes artistiques. Juste magique ! Ca me donne très envie de revenir en été pour redécouvrir ces paysages.

  • Le chemin du Petit-bonheur : un sentier qui porte bien son nom. Nous l’avons emprunté de Bonneval sur Arc jusqu’à Bessans, env. 9 k pour une randonnée hivernale le long de l’arc. C’est un plateau nordique très fréquenté par les fondeurs. Piétons et skieurs se partagent la piste pour une balade tranquille au fil de l’eau.

En chemin, nous nous sommes arrêtés au hameau de Villaron pour une halte gourmande dans un gîte. Arrivées à Bessans, nous avons pris la navette gratuite (ligne M12) pour retourner à Bonneval où notre gouter crêpe nous attendait !

  • Le vieux village de Bonneval :  Cerné par l’imposant Massif de la Vanoise, le vieux village a su traverser les âges en conservant son patrimoine bâti. On comprend qu’il appartienne à la famille des plus beaux villages de France, c’est le village carte postale. En hiver, il est le dernier village de la vallée à 1850 m d’altitude, il est sans voiture et bénéficie d’un enneigement optimal. Autant d’éléments qui participent à son pittoresque. Les toits de lauze sont recouverts d’une épaisse couche de neige, les ruelles enneigées donnent le décor hivernal à l’habitat traditionnel, l’atmosphère paisible nous invite au lâcher prise. Tout invite à la déambulation. Il règne une ambiance de bout du monde où authenticité rime avec convivialité. Les villageois se connaissent et cultivent un certain gout de l’hospitalité où les valeurs et le sens de l’essentiel priment. On est loin du tourisme de masse de certains villages transformés en industrie du ski !

Cerise sur le gâteau ! une étape de la Grande Odyssée est passée par Bonneval au cours de notre séjour. Un véritable spectacle à ciel ouvert dans les étroites ruelles du village et la joie de vivre un moment privilégié avec les huskies.

A présent, une seule envie… Revenir en été par le célèbre Col de l’Iseran. Si comme moi, vous aimez la montagne et le patrimoine, vous allez adorer ce petit coin préservé.

Carnet d’adresses :

Activités en Terres Nordiques

I

Mars 2018 : retour sur une semaine pas comme les autres, plongée dans un monde inconnu qui relève de l’imaginaire.

Je ne savais rien de la Laponie avant de partir et quel bonheur de se laisser bercer par l’inconnu, sans attentes préalables. Lâcher prise et m’en remettre aux bons soins de Jérôme et Céline, des passionnés ayant à cœur de partager leur petit coin de paradis et nous faire vivre le meilleur de leur Laponie. 

Vous le savez sûrement déjà, je vis dans les Alpes Valaisannes en Suisse. Mon terrain de jeu est la montagne. En hiver, mes activités s’articulent autour du ski nordique, la balade hivernale et la randonnée raquette. Mais en Laponie, elles ont pris une toute autre dimension. Il faut dire que ces activités n’en sont pas tout à fait, c’est avant tout un art de vivre et les grands espaces enneigés invitent à ces pratiques.

Chaque journée de notre voyage en Laponie Finlandaise, je me suis émerveillée de moments simples : marcher de longues heures sur lac gelé, admirer les couchers de soleil sur ce grand désert blanc, randonner au milieu des forêts enneigées… Je me suis aussi régalée de moments plus atypiques, voir insolites, aller faire courses au village en luge lapone ou me rouler dans la neige après mon sauna quotidien.

Et puis, il y a eu ces moments expérientiels, ces moments qui me laissent aujourd’hui un souvenir nostalgique. J’ai testé pour vous !

La pêche blanche en Laponie

J’ai toujours voulu tester la pêche blanche, intriguée par cette pratique. Une pratique que l’on retrouve au lac du Guéry, dans mon Auvergne natale, mais c’est en Laponie que je m’y suis initiée. C’est en fait de la pêche sous la glace, une pêche répandue dans ces contrées; plus qu’une pêche, c’est un état d’esprit. S’installer au milieu de l’immensité gelée, percer un trou, préparer son matériel, s’asseoir sur une peau de renne et attendre patiemment qu’il se passe quelque chose. Et il se passe quelque chose ! La prise d’un poisson n’est pas l’essentiel mais ce sentiment de plénitude qui vous gagne, lui, l’est. C’est un moment de contemplation au milieu d’un paradis blanc où le calme ambiant règne. Le silence est roi, parfois rompu par un attelage de chiens polaires traversant ces grandes étendues. Des instants précieux de petits bonheurs simples que je ne suis pas prête d’oublier.

Le fat bike en Laponie

Dans une version plus sportive, j’ai pédalé sur l’immensité du lac gelé… au guidon d’un fat bike. C’est ce vélo aux pneus surdimensionnés. Si comme moi vous aimez le vélo ou la rando vtt, vous allez adorer les sensations du fat bike. Pédaler sur les sentiers enneigés, c’est … déroutant !

Lorsque j’ai vu passer une habitante traverser le village avec son vélo des neiges, ma curiosité m’a poussée et je n’ai pas pu résister à me mettre en selle. Pédaler sur un lac gelé ! Comment dire? Energisant et épuisant à la fois. Deux heures durant, je me suis enivrée de ces nouvelles sensations mêlant d’intenses efforts à une immense sensation de liberté. J’ai adoré ! Entendre la neige crissée sous les pneus, sentir le froid polaire sur mes joues à chaque coup de pédale, ressentir de nouvelles sensations de glisse et de vitesse. Enfin, tout est relatif ! Pour la vitesse, j’exagère un peu car pas si facile de dompter l’engin sur la neige: trouver son équilibre et avoir une bonne conduite. Autant l’avouer, selon la qualité de la neige, c’est coton !

Vous n’avez peut-être pas prévu de séjourner en Finlande cet hiver mais sachez que dans nos Alpes ou autre massif de nos contrées montagnardes, il est possible de pratiquer ces activités . Des stations d’hiver touristiques organisent des sorties-découverte de pêche blanche ou encore des descentes en fat bike. Voilà de quoi ré-enchanter votre hiver !