"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux".

Voyage en Suisse : trains nostalgiques & hôtels historiques

Mon printemps semi-confiné m’a donné des envies de voyages en Suisse avec un tour des Swiss Historic Hôtels de l’Oberland Bernois. Un voyage inspiré par la lecture « Un train pour la Suisse » de Diccon Bewes. L’auteur s’est lancé sur les traces du premier tour en Suisse organisé par Thomas Cook en 1863. Son périple en train l’a conduit sur des lieux mythiques des débuts de l’épopée touristique en séjournant dans les mêmes hôtels qu’à l’époque. Sa description sur le Grand Hôtel Giessbach avec sa situation surplombant le lac de Brienz et sa célèbre cascade m’a fasciné ! Le Grand Hôtel Giessbach, voilà le point de départ de mon Swiss Trip.

Giessbach

Après avoir franchi le col du Grimsel, on traverse la vallée du Haslital puis changement de décor avec le bleu du lac de Brienz. En arrivant au Grand Hotel Giessbach, on a l’impression de pénétrer dans le décor d’un conte merveilleux. L’hôtel construit en 1873 fût le rendez-vous de la haute société : artistes, têtes couronnées, hommes d’état… Peintres et photographes l’ont souvent célébré dans leurs œuvres. Et on comprend pourquoi ! Aujourd’hui, comme il y a 100 ans, l’hôtel historique incarne charme et romantisme. Perché au dessus du lac de Brienz et ses eaux turquoises, l’hôtel offre un univers de magie bercé par le tumulte de sa célèbre chute. Malgré le monde qui afflue en journée pour admirer la cascade et se photographier sur un des spots du «Grand tour of Switzerland », on est immédiatement séduit par la beauté des lieux entre montagne, lacs, forêts et prairies alpines. Dès la fin d’après midi, le lieu retrouve sa quiétude et appartient aux habitants de l’hôtel loin de l’agitation. On profite de la grande terrasse surplombant le lac, du jardin et du… nature bad, une piscine naturelle biologique. A notre arrivée, on a eu la surprise de découvrir ce bain nature réservé à la clientèle d’hôtel. Je vous laisse imaginer le bonheur de se rafraichir dans une eau pure par une belle journée de Juin aux températures quasi caniculaires. L’hôtel peut aussi s’enorgueillir d’avoir conservé son funiculaire historique qui dessert le belvédère de l’hôtel à l’embarcadère du lac. Nostalgie, quand tu nous tiens !

Un hôtel d’un autre temps, une cascade majestueuse, une vue splendide sur le lac, des sentiers de randonnées… tout y est pour une belle escapade à deux. On pourrait rester ici une semaine sans voiture, profiter des environs à pied, à vélo, en bateau. Je ne vous ai pas parlé des chambres, du restaurant, de l’équipe au top, de l’ambiance intérieure, des cocktails savoureux, du meilleur petit déjeuner que j’ai jamais connu, d’un diner avec vue sur la cascade éclairée. Le problème avec ce genre d’endroit, c’est qu’une fois qu’on y a gouté, on a qu’une envie, y retourner. On se sent vraiment privilégié de visiter de tels lieux et celui-ci occupe une place de choix dans le classement des plus beaux hôtels historiques de Suisse.

Au petit matin, après une belle nuit et un copieux petit-déjeuner, nous repartons vers d’autres lieux chargés d’histoire. Direction Wengen.  On aurait pu programmer intégralement un trip en mobilité douce, randonner jusqu’à Iseltwald par le sentier lacustre, prendre un bateau pour Interlaken, puis sauter dans le petit train de Wengen mais nous avons finalement pris l’option «avec voiture» pour plus de liberté entre les parcours lacs et montagnes.

Wengen

En route, nous avons marqué un stop dans le charmant village d’Iselwald au bord du lac puis nous avons rejoint la vallée de  Lauterbrunnen, point de départ de nos prochaines destinations. Ici, nous avons posé la voiture pour accéder à des stations-village uniquement accessible par de petits trains de montagne. La Suisse et ses trains de légende. La Suisse abrite le réseau ferroviaire le plus dense du monde et compte de nombreux parcours mythiques. Voyager à bord de ses locomotives historiques, c’est éco, c’est pratique et c’est aussi revivre les excursions touristiques d’autrefois. J’adore !

Lauterbrunnen  se niche dans une vallée alpine cernée d’abruptes falaises et de hauts sommets. On l’appelle la vallée des cascades avec ses 72 chutes d’eau. Pour admirer certaines d’entre elles, nous avons le pris le bus postal jusqu’au terminus de la vallée à Stechelberg. De là, une balade facile de 2 heures nous a ramené au village de Lauterbrunnen en passant par la célèbre chute de Trummelbach. En été le village de Lauterbrunnen est un point central pour Wengen sur le flanc oriental et Mürren sur le versant opposé. C’est d’ici que nous avons pris le train à crémaillère pour s’installer dans notre seconde étape de ce tour des Swiss Historic Hôtels : Hôtel Falken.

Cet hôtel est le dernier témoin du tourisme montagnard de la fin du 19ème siècle à Wengen. Depuis plus de 120 ans, l’établissement est dirigé par la même famille et a conservé son charme d’antan. Façade colorée, motifs floraux, style art nouveau et de nombreux détails évoque l’ambiance de la belle époque. Un endroit très agréable pour séjourner à 1200 m. d’altitude avec vue sur la Jungfrau.

En matinée, nous avons pris un autre petit train pour grimper à la Petite Scheidegg au pied des 3 sommets mythiques : Mönch, Eiger et Jungfraujoch. En temps ordinaire, ce highlight touristique aurait été bondé de touristes des 4 coins du monde. Ce mois de Juin 2020, au temps du Covid, le lieu était exclusivement fréquenté par des visiteurs Suisses avec tous la même bonne idée  : profiter de ce lieu sans les hordes d’asiatiques. Pas équipée, on n’a pas « osé » monter jusqu’au toit de l’Europe mais sachez qu’ils existent de vrais bons plans pour y aller sans forcément vider son compte en banque (ex : un pass à 169.- fr qui permet d’emprunter toutes les installations de la région Jungfrau pendant 3 jours, ca vaut la peine !)

De là, nous avons fait une micro-rando au petit lac de Fallboden avant de redescendre à Wengenalp.  Dans ce décor alpestre au pied de mythiques sommets, on comprend que de tels paysages fassent rêver les touristes du monde entier. Une carte postale So Swiss. Retour à Wengen, puis Lauterbrunen pour rejoindre l’autre versant.

MURREN

Mürren, ancien hameau fondé par les Walser, est un village de 450 habitants perché à 1638 m. au dessus d’une falaise. Mürren est resté un village de montagne assez tranquille en dépit de sa position au pied du Schiltorn rendu célèbre par un certain James Bond. C’est aussi le plus haut village du canton de Berne à être habité à l’année. Pour y aller, nous avons pris un téléphérique de Lauterbrunnen à Grütschalp, puis une ligne de chemin de fer en balcon vous débarque à Mürren. Chacune de nos excursions en train est un véritable périple !

Nous nous installons à l’Hôtel Régina, 3ème étape,  Swiss Lodge 1 étoile. La vue panoramique, le style Art Nouveau de la bâtisse, les espaces communs entre tradition et modernité, la chambre historique avec vue sur les sommets mériteraient bien plus qu’une étoile. Quelque soit leur catégorie, chaque établissement appartenant à la sélection des Swiss Historic Hôtels possède son histoire qui lui confère une âme, on caractère unique. Bon vous l’avez compris, je suis une inconditionnelle de ce type d’établissement.

A Mürren, un funiculaire vintage conduit en quelques minutes à l’Allmendhubel d’où on embrasse une magnifique vue sur le massif de laJjungfrau. De là haut, une courte randonnée d’une heure redescend au village en passant par Blümental. Une balade paisible pour admirer la flore sauvage et le panorama environnant. Apres cette courte escale à Mürren, direction Kandersteg, notre dernière étape avant notre retour en terres valaisannes.

Kandersteg

Kandersteg est un lieu de villégiature bien agréable et apprécié  pour la randonnée estivale avec notamment l’Oschinensee. Ce n’est pas ce beau lac de montagne qui a guidé notre choix de séjour mais plutôt un hôtel pas comme les autres : Landgasthof Ruedihus. Une auberge de campagne vieille de 250 ans avec 12 chambres historiques et raffinées. Une adresse d’une grande élégance. On est davantage dans un chalet de prestige qu’une auberge de campagne. Gérée par la même famille que le Waldhotel Doldenhorn, il est possible de profiter du spa. Si l’on ne souhaite pas séjourner dans ce lieu d’exception qui a séduit de nombreuses personnalités, on  peut s’y restaurer. Rien que pour la visite des lieux, réservez une table !

Bien évidemment, nous avons profité de notre passage à Kandersteg pour nous balader à l’Oschinensee (accessible par télécabine) Bon, disons le, c’est beau, très beau. Sa beauté sauvage est rééellement à la hauteur de sa réputation. Un conseil, si vous voulez profiter de la sérennité de ce lac alpestre, allez-y en semaine et évitez le week-end. C’est envahi d’instagrammeurs en quête d’images et vous savez ce qu’on dit « un paradis envahi est un paradis qu’on fuit ! » 

La fin de notre Swiss Trip s’achève ici. Retour en valais par le ferroutage. A Kandersteg, on embarque  la voiture sur le train, on pénètre dans la montagne et quelques minutes plus tard, on se retrouve propulsé de l’autre côté. Si vous ne connaissez pas le ferroutage, expérimentez le au moins une fois car ca relève vraiment de l’expérience insolite. Déroutant, effrayant, (d)étonnant, je ne sais quel terme employer ? Ca pourrait ressembler à une scène de film d’épouvante ! Un mode de transport pas comme les autres et typiquement suisse.

4 étapes dans des lieux mythiques de notre belle Suisse : une Suisse hors du temps avec la nostalgie des voyages en train. Un séjour entre lacs et montagne parmi les plus beaux paysages alpestres de l’Oberland Bernois. Ressourcement et dépaysement dans chacun des  hôtels historiques visités. Encore une fois, l’adage «pas besoin de partir loin pour s’émerveiller » se confirme. L’exotisme du voyage est peut-être près de chez soi !

2020, dans le rétroviseur d’une année pas comme les autres !

D’où que l’on vienne, où que l’on soit, l’année 2020 aura été particulièrement particulière ! Bizarrement, contre toute attente et au-delà de la crise sanitaire, est-ce que j’ose dire que j’ai adoré cette année 2020. Elle m’aura apporté une bonne dose de positivité, m’aura permis d’apprécier chaque petit moment du quotidien. Privilégier l’essentiel, s’enthousiasmer de bonheurs simples, se mettre au ralenti, se laisser surprendre par l’imprévu et prendre le temps de découvrir et redécouvrir ce qui se trouve à 2 pas de chez soi ! 2020, une année certes pas comme les autres mais une année riche de petites découvertes et grandes émotions.

« Quand rien n’est prévu, tout devient possible »

Janvier 

Depuis des années, je rêvais d’un break hivernal dans ce village alpin de bout du monde. Je rêvais d’une immensité neigeuse, d’un décor montagnard sauvage, d’un village authentique et préservé… mes attentes ont été comblées, Bonneval Sur Arc m’est apparu comme je l’avais imaginé. Un grand paradis blanc, des toits de lauzes croulant de neige, une atmosphère montagnarde hors du temps… 3 jours d’évasion hivernale que je vous raconte ici !

Février 

Le mois des rando-raquettes dans notre belle région du Valais. Pourquoi partir ailleurs alors que le généreux soleil du Valais nous invite chaque week-end à de magnifiques randonnées parmi les vastes paysages enneigés. Une balade hivernale à Fafleralp, dans le Loetschental, une randonnée au hameau de Colombire avec un panorama sur les Alpes Valaisannes ou mes incontournables rando-raquettes au Val d’Hérens avec l’alpage de Mandelon qui fut mon dernier bol d’air hivernal avant le semi-confinement !

Mars-Avril 

48 heures avant le jour J d’un départ pour la Californie. Un virus nommé Covid a remis en cause nos projets de road trip. Moi qui m’étais enfin laissé convaincre d’un tel voyage ! A défaut de randonnée dans la Death Valley, j’ai re-découvert le printemps à Vex, mon village. Et quel bonheur ! Les années passant, j’avais oublié que cette saison était sans nul doute la plus belle à vivre au Chalet le rucher. Le #restonschezsoi m’aura restreint à de petites balades autour de chez moi. J’ai pleinement savouré les limites de ma cage dorée avec le sentiment d’être privilégiée de vivre dans un tel environnement nature. J’ai admiré la floraison printanières : abricotiers, verger, prés fleuris… une explosion de couleurs et de senteurs pour un printemps confiné.

Mai

60 jours plus tard, une petite escapade se profilait ! 3 jours, 2 nuits aux Grand Hôtel des Rasses, un hôtel parmi les Swiss Historics Hôtels dans le Jura Vaudois. On a savouré chaque  seconde, chaque minute de ce break post-confinement. Une vue imprenable sur les Alpes depuis la terrasse de l’hôtel, un restaurant belle époque, une piscine et deux belles randonnées aux alentours : l’une au Chasseron, l’autre aux Gorges de Cotavannaz.  Tout y était… ressourcement et dépaysement à 1 h 30 de trajet. On a tellement aimé cet endroit qu’une prochaine escapade hivernale est d’ores et déjà prévue.  A suivre !

Juin 

Comme beaucoup, nous avons décidé de ne pas sortir des frontières de notre pays et de partir à la découverte de notre belle Suisse, du côté de l’Oberland Bernois. Une région d’ordinaire très prisée des touristes internationaux. Les asiatiques n’étant pas au rendez-vous de la Jungfrau cet été 2020, c’était une parfaite opportunité de programmer un Swiss Trip sur ces spots touristiques, généralement bondés. Fan des hôtels de la Belle Epoque, on s’est laissé séduire par un tour des Swiss Historics Hôtel : de l’hôtel de prestige au lodge montagnard, de Giessbach à Murren en passant par Wengen et Lauterbrunnen. Je prépare un billet complet avec notre sélection d’adresses et les rando-découvertes.

Juillet 

Ah Bâle ! j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville lors de ma première découverte à l’occasion du célèbre carnaval en mars 2019. Depuis, j’y suis retournée en hiver, puis en été pour visiter l’exposition Hopper à la fondation Beyeler . A chacune de mes visites, mon coup de cœur se confirme et j’apprends à découvrir toutes les facettes de cette ville Suisse aux airs de Province. 

Aout 

En août, on s’est autorisé 2 micro-escapades hors frontière côté France. La première à Annecy, une ville que nous adorons mais que nous n’avions jamais fréquenté dans sa version estivale.  Nous avons séjourné en campagne annecienne, L’épicurien, une adresse que nous connaissons bien et dont nous apprécions la convivialité. Le but de notre passage était de découvrir la 3ème édition du Festival Paysages Annecy : un festival d’art urbain avec des œuvres insolites parsemées dans la ville. Une manière de porter un nouveau regard sur la ville. L’autre mission était de découvrir les Jardins Secrets à Vaulx sur notre retour. Eblouissant, magique, féérique, tous les superlatifs ne suffiront pas et aucun mot ne peut traduire la magie de ce lieu. Où que vous soyez, faites le détour et courez y !

La seconde était à vocation gastronomique avec un séjour à l’hôtel-restaurant La Mainaz au Col de Faucille. (Bon entre nous, il semblerait que la réputation d’antan de cet établissement ne soit plus vraiment d’actualité ! Sans m’attarder, outre une vue magnifique sur le lac Léman et le Mont-Blanc, plutôt déçue par cet hôtel avec un rapport qualité prix vraiment médiocre) Bref ! cela ne nous pas empêché d’apprécier ce coin du Jura avec d’autres bonnes tables tel que Le Pré-filet  et profiter d’une belle rando panoramique au sommet du Petit Mont-Rond.

Septembre

Cette année encore, nous n’avons pas manqué à l’appel d’Horizons Sancy, un festival art et nature au pays des volcans d’Auvergne. Avant de nous y rendre, nous avons fait un petit détour par Street Art City, la Mecque du street-art en plein cœur de la campagne bourbonnaise. Puis, nous avons prolongé par quelques jours en Aveyron. Mon passage en Aveyron à l’occasion du WAT 18 (salon des blogueurs) m’avait laissé un tel souvenir que je m’étais promis d’y retourner. Un séjour au pied du viaduc de Millau au Château de Creissels m’aura définitivement séduite et il ne fait nul doute que nous retournerons dès que possible dans ce coin de France, si riche en découvertes tout azimut.

Côté Suisse, malgré le contexte particulier, le festival Image qui se tient chaque 2 ans à Vevey a pu avoir lieu. A chaque nouvelle édition, on trépigne d’impatience à l’idée de découvrir la sélection des œuvres, des artistes, des lieux et à chaque final, on se dit qu’il va falloir attendre 2 ans pour revivre l’enchantement de ce concept inédit. Si vous aimez ou êtes tout simplement curieux des arts visuels c’est THE festival à ne pas manquer. Dans un autre contexte et avant que l’œuvre ne soit démontée fin février 2021, on est allé admirer Mirage du côté de Gstaad. Fascinant ! n espère y retourner très vite pour la re-découvrir dans son écrin hivernal.

Horizons sancy, Street-art City, Images Vevey, Mirage… un mois de septembre 100 % arty

Octobre

Week-end d’anniversaire au swiss historic hotel du pillon aux Diablerets. Un hôtel de caractère et une bâtisse au cachet historique datant de l’épopée montagnarde. Quand je vous dis que je suis une grande fan des Swiss historic Hôtels. De là, une petite randonnée au lac Retaud s’imposait, de quoi me rappeler quelques souvenirs de mes jeunes années à au Pays d’enhaut.

Novembre

L’automne est selon moi la plus belle des saisons dans nos Alpes. Novembre et son été de la Saint-Martin invite à de belles balades automnales en Valais : Fafleralp, le Val d’Hérens, les bisses de Nendaz, Derborence. la forêt d Aletsch… etc..  Ces coins de montagne avec leurs forêts de mélèzes jaunis sont juste splendides. Si je vous dis que Novembre est le mois que je préfère vivre ici !

Decembre

La crise sanitaire étant toujours là, pas question d’un Décembre sur une ile au soleil, ni même un Noël en famille en Auvergne. Du coup, city break improvisé à Zurich. Après 30 ans en Suisse, je ne connaissais toujours pas celle que l’on décrit comme la vile la plus chère du monde ou encore la capitale suisse de la finance. J’ai beaucoup aimé cette ville de Suisse allemande, son centre historique, son quartier alternatif, ses musées. A refaire sur une autre saison.

Noël au Binntal, j’ai découvert le cette vallée préservée à l’été 2020 : la petite sœur de mon Val d’Hérens. Au fond de cette vallée, un hôtel historique dans le petit village de Binn enneigé, l’endroit rêve pour passer Noël à deux loin des foules. L’hôtel Ofenhorn nous a laissé un délicieux souvenir par sa situation isolée, son équipe, sa cuisine, son esprit… enfin tout ! Je crois qu’il va falloir que j’écrive un billet spécial avec ma sélection des Swiss Historic Hôtels. Qu’en dites vous ?

2021, tout juste commencée, aucun objectif de voyages lointains. On va continuer de se laisser porter par de petites escapades ici et là au gré de nos humeurs, au rythme de saisons.

Coup de coeur en Suisse : destination Bâle

Combien de fois ai-je traversé Bâle avant de rejoindre l’Alsace sans lui prêter la moindre attention. Cette ville ne m’inspirait nullement ! Quelle manque de curiosité, me direz-vous ! C’est mon amie Laurène du blog Carnet d’Escapades qui m’a influencé en me vantant 1000 fois les mérites de la ville. Après tout, si Laurène le dit, c’est bien que cette ville a un truc !!! Un truc… plutôt un coup de foudre. Depuis ma première visite à l’occasion de son traditionnel carnaval, je nourris un véritable coup de cœur pour Bâle. Bâle, ville de culture avec ses 40 musées. Bâle, l’urbaine qui allie à merveille tradition et modernité. Bâle, l’atypique à cheval sur 3 pays. En moins d’une année, j’y suis allée à 3 reprises, version été, version hiver, irrésistiblement attirée par son charme, son caractère. Comment est ce possible d’avoir attendu autant d’années pour l’honorer d’une visite ? Il faudrait au moins une vie pour explorer les coins et recoins de Bâle mais je vous partage quelques incontournables.

Le vieux Bâle

Outre plusieurs monuments et bâtiments historiques dignes d’intérêt, il faut déambuler au hasard, flâner dans ses rues, ses ruelles, ses vieilles places. Avec son alignement de belles facades, ses fontaines, le vieux Bâle prend tantôt des allures de campagne chic ou de faubourg médiéval. Prenez le temps, passez et re-passez dans ce quartier pittoresque. Selon la luminosité, les heures du jour, il vous révélera une nouvelle facette à chacun de vos passages.

Chaque matin, sur le marketplatz, bordé par l’imposant Rathaus à la facade rouge, se tient un petit marché  avec quelques échoppes et stands pour un snack sur le pouce. En face, le fameux tea-room Schliesser est une institution bâloise dans un décor retro

Le petit bâle

Après avoir traversé le Mittlere Brücke, on passe de l’autre côté du Rhin au cœur du « Petit-Bâle », autrefois qualifié de Bâle de seconde zone. Le quartier est aujourd’hui plein de charme, les quais et bords du Rhin invitent à la promenade avec de magnifiques vues sur la vieille ville. Aux beaux jours, buvettes et cafés s’installent sur les quais dans une ambiance estivale.

Saint-alban

Un autre quartier de la ville, moins connu des visiteurs, Saint-Aban  révèle une atmosphère paisible. Flanez au hasard, levez les yeux, asseyezvous sur un banc, marchez le long du quai, cette promenade aux airs bucoliques est d’un tel romantisme.

Art et culture à Bâle

Bâle compte près de 40 musées dont certains sont de renommée internationale. Parmi mes préférés, la fondation Beyeler, le musée Tinguley, le Kunstmuseum  et le Vitra Design Muséum.

Un conseil pour visiter la fondation Beyeler, arrivez .dès l’ouverture à 10 h00 et vous aurez peut -être le privilège de visiter les salles dans l’intimité. Croyez moi, ça fait toute la différence. On a eu la chance d’admirer l’exposition Edward Hopper loin de la cohue… un pur bonheur. De la fondation Beyeler, vous pouvez rejoindre le Vitra Design Museun par le sentier «24 Stops Rehberger-Weg» long de 5 km, ce sentier tisse un lien entre les 2 pays et permet de rejoindre le Vitra par une balade tranquille d’env. 1 h 30. Ce musée est une pépite qui vaut la peine de découvrir avec une visite guidée. Le Kunstmuseun est le plus grand et le plus ancien des musées d’art en Suisse. Le musée Tinguely présente la vie et l’œuvre de l’artiste et son architecture est signé Mario botta. Sur le plan architectural, chaque musée est à lui seul une œuvre d’art ! Du musée Tinguley, il est agréable de faire le retour à pied en traversant  le parc Solitude et en longeant les quais  jusqu’au Petit-Bâle. En chemin, on découvre quelques perspectives urbaines avec la Roche Tower ou le site de l’ancienne Brasserie Warteck .

Pour les fans d’architecture, Bâle concentre un nombre important de bâtiments réalisés par des architectes de renom tels Herzog et Meuron, Mario Botta, Renzo Piano et d’autres. Un petit guide de l’office du tourisme vous emmène à la découverte de ces réalisations dont la plus emblématique est sans conteste le « City lounge »

Bâle, l’alternative

L’art urbain s’est aussi imposé à Bâle. En se promenant aux 4 coins de la ville et en cherchant un peu, vous trouverez quelques œuvres de Street-art. Un endroit qui m’a enthousiasmé est le Sommer Casino. Cet ancien casino du XIXè siècle entouré d’un parc s’est réinventé en lieu d’expression artistique et présente plusieurs fresques sur sa façade, On peut aussi y boire un verre ou manger.

Du côté de l’Areal Port, le long de Klibeck Quai, un quartier alternatif a pris naissance avec ses codes, ses buvettes de bric et broc et son ambiance si singulière. Je suis curieuse de voir comment va évoluer ce quartier, il y a fort à parier qu’il se transforme peu à peu en éco-lieu avec une dynamique culturelle où se mêle créativité et innovation. On a trainé nos baskets dans ce quartier sur un fin de journée pour se poser sur la terrasse du Landestelle. Siroter un cocktail, grignoter quelques tapas, écouter un live de guitare classique et admirer le coucher de soleil sur le Rhin avec vue sur le Novartis Campus. Ah ces moments-là !

Je suis retournée pédaler dans ce coin un dimanche matin lorsque l’ambiance festive de la veille a laissé place à un quartier endormi. Il y a quelque chose de fascinant dans cette zone portuaire du Rhin où l’on passe d’un pays à l’autre en une fraction de seconde. La passerelle des 3 pays avec saon architecture particulière incarne à merveille ces 3 frontières. D’un lieu à lautre on ne sait plus si on se trouve en suisse, en France en Allemagne. Savez vous qu’elle détient le record du monde de la plus longue passrelle réservée aux vélos et aux piétons.

Bons plans et bonnes adresses

Parmi les bons plans, la Basel Card est un sésame précieux pour découvrir la ville, visiter les musées, utiliser l’ensemble du réseau de transports en commun gratuitement… et plus encore ! elle est OFFERTE pour chaque nuitée hôtelière. Grâce à cette carte, à la station vélo de la gare, il  est possible de louer un E-bike pour seulement Fr. 20.- par jour. Je me suis régalée un dimanche matin à faire le tour de la ville à vélo et visiter 3 pays en 1 heure !!!!!  A Bâle il y a très peu de circulation routière. Les Bâlois se déplacent massivement en vélo ou en empruntant les transports commun. Du coup, pédaler dans la ville devient très agréable avec un sentiment  de grande liberté et de calme. Cette ville est incroyablement calme, on ne ressent pas l’agitation urbaine mais plutôt un certain art de vivre. Je vous recommande vraiment de louer un e-bike et rejoindre les musées excentrés par la mobilité douce. Une autre bon plan, ce sont les bacs. Une institution veille de 150 ans. 4 petit ferries en 4 points différents qui traversent d’une rive à l’autre en suivant le courant. A chaque ponton, une cloche est accrochée. Il suffit de sonner, le capitaine arrive et en un rien de temps, vous voilà transporter sur l’autre rive. J’adore ! Ce qui m’a intriqué et fasciné, c’est la baignade dans le Rhin. Plus qu’une tradition, un véritable rituel. Les nageurs descendent le Rhin en se laissant porter par le courant et emporte avec eux un «Wickelfisch », un sac étanche coloré en forme de poisson dans lequel ils transportent leurs vêtements secs. Si vous apercevez des centaine de têtes dans les eaux du Rhin, généralement entre le Wettsteinbrucke et Johanniterbrucke, ce n’est pas une hallucination. Il sont des milliers à s’adonner à ce loisir insolite. Un truc de locaux !

Où prendre l’apèro

  • S’Fahribodeli une terrasse d’été  tout discrète au bord du Rhin et au pied de la cathédrale pour un apéro tapas. La vue sur l’autre rive est magnifique. De là, on peut prendre le ferry !
  • Sandoasse . un bar de plage au confins des 3 pays
  • Landestelle, lounge bar branché sur Klicbeck Quai
  • Bar rouge : un bar au sommet d’une tour à Messe Platz pour admirer Bâle d’en haut

Où manger

  • Markthalle : un voyage culinaire dans une grande halle du patrimoine industriel où de nombreuses stands nourriture représentant les 4 coins du monde se côtoient pour une escale gourmande.
  • Klara , cantine du monde dans un lieu atypique sur la Clarastrasse. Mention spéciale pour la cuisine africaine.

Mes adresses de prédilections : excellent rapport qualité-prix et atmosphère décontractée.

Où dormir

  • Motel one Basel : en plein cœur de la ville sur la Barfusserplatz, un hôtel design qui n’a rien à voir avec l’image des Motel. Confortable et insonorisé, c’est une belle adresse à prix raisonnable.
  • Le passage : un hôtel 4 étoiles au style urbain et chic.
  • Der Teufelhof  un lieu dédié à la culture et à l’hospitalité composé de plusieurs bâtiments historiques. Le Kunst Hôtel offre 8 chambres réalisées par des artistes. Chaque chambre est unique avec son univers artistique. Nous avons choisi la chambre 7, un hommage à Madame Wolf.

Bienvenue à Street-Art City

Depuis sa création, Street-Art City était sur ma bucket list. Un lieu dédié au street-art en pleine campagne  bourbonnaise, c’est déjà une invitation à l’insolite.

Mais que s’est-il passé dans la tête des créateurs pour concevoir un tel lieu ?! Sylvie se promène sur cette friche désaffectée et imagine ses bâtiments habillés de couleur. Cet art que l’on voit fleurir en milieu urbain, elle le voit ici !  Visionnaire, coup de génie…?

Voilà comment un ancien centre de formation de France Télécom est devenu la Mecque du Street-Art. Abandonné dans les années 90, le site s’est réinventé sous l’impulsion de 2 passionnés rêveurs. Gilles et Sylvie découvrent l’univers fascinant de l’art pictural et offrent plus de 22 000 mètres carré à des artistes venus du monde entier.

Lorsque j’ai visité Street-Art city en septembre 2020, j’attendais beaucoup de lieu et je dois avouer que je n’ai pas été déçue. Au contraire, bluffée, conquise, séduite avec l’envie d’y retourner très vite pour suivre les évolutions. A l’extérieur, près de 100 fresques s’étalent sur les murs défraichis du centre avec des styles et des techniques différentes. Parfois poétiques, parfois engagés, l’expression artistique s’affiche dans toute sa diversité : du pochoir aux codes graffiti. De Kev 1 l’artiste local à Shiro la japonaise en passant par les très renommés Ted Nomad, Zeso et tant d’autres. C’est un véritable voyage émotionnel.

Aujourd’hui, l’endroit est l’unique résidence artistique de Street-art  au monde. Chaque année, les artistes sont en immersion totale et expriment leurs talents. En cette année de Covid, nous n’avons pas eu le privilège de croiser un artiste et de suivre une création en cours de réalisation mais cela n’a nullement manqué à notre première découverte tellement nous étions envouté par cet ébullition artistique. Généralement, chaque année, Street-Art City accueille une trentaine d’artistes et plus de 900 sont en attente. C’est dire le succès et la renommée du lieu à l’échelle mondiale.

La plus grande claque a été l’hôtel 128. C’est ici que logeaient les stagiaires Télécom. Imaginez un hôtel désaffecté de 128 chambres. De longs couloirs su 4 étages que l’on parcours avec une lampe frontale. 128 portes que l’on ouvre. 128 univers que l’on découvre. A chaque chambre un descriptif complet pour mieux appréhender et comprendre l’approche de l’artiste On aime,  parfois moins, on adore, on est transporté dans une bulle de créativité. On se met à rêver d’une nuit éphémère dans l’une des 128 chambres. Chaque année, un étage complet est entièrement renouvelé. Une expérience immersive incroyable.  

Quelque soit sa sensibilité et son niveau de connaissance sur l’art urbain, Street-Art City est un détour incontournable pour les fans de stret-art, les curieux… et même les sceptiques de cet art.

Un musée à ciel ouvert, un lieu unique à visiter au moins ne fois dans sa vie ! Un conseil, prenez le temps et consacrez y une journée entière. Vous ne regrettez pas votre prix d’entrée. De plus à l’entrée, on vous livre un feuillet avec la description de chaque œuvre. Laissez vous cueillir par cet atmosphère artistique si singulière, vous allez être surpris, ébahis, émus.. et peut-être même plus encore !

Belle visite !

Valais Suisse: randonnée automnale à Derborence

L’automne dans les Alpes Valaisannes est sans conteste la plus belle des saisons. Je vous ai déjà parlé de l’automne en Valais avec ses balades au fil de l’eau le long des bisses ou encore ses randonnées dans les forêts de mélèzes jaunis. Aujourd’hui, je vous emmène pour une randonnée automnale à Derborence : un lieu unique et magique.

Derborence, un nom qui chante et réveille une certaine nostalgie. La littérature et le cinéma ont maintes fois célébré ce site naturel. Les légendes ont forgé son histoire. Ramuz l’a raconté dans son roman : « La Grande Peur dans la montagne« .

Par ce joli mois d’octobre aux couleurs automnales, Derborence m’appelle. Voilà bien quelques années que je ne suis plus monté là-haut ! La route d’accès est généralement ouverte de mai à octobre, une route carrossable à l’image des sentiers muletiers d’autrefois. A elle seule, c’est déjà tout un voyage, une épopée. Après avoir traversé les villages vinicoles, on pénètre dans l’étroite vallée. La route se fraye un passage au-dessus d’un canyon vertigineux. Les arbres aux couleurs chatoyantes forment une voûte naturelle. Bienvenue au spectacle de l’automne. On traverse de longues galeries creusées dans la falaise, en espérant ne pas croiser le bus postal !!! Après une séance de 15 minutes entre frayeurs et émerveillement, Derborence, ou plutôt Derbo pour les intimes, s’offre à nous. Ça ne change pas, ou presque ! C’est toujours aussi beau !

 

Sac à dos et pique-nique et c’est parti pour une belle randonnée contemplative : le tour du lac et de l’éboulement. Une boucle d’environ 3 heures qui révèle les magnifiques paysages . Ma randonnée débute par le lac. La sécheresse estivale a laissé des traces et les abords du lac sont totalement asséchés. Les mélèzes ont commencé leur mutation. Le lac est un véritable miroir. La montagne, la forêt de mélèzes, les arbres aux milles couleurs se reflètent dans les eaux.

Le sentier serpente entre forêts et éboulis. Le massif forme un cirque imposant, les éboulements successifs du massif des Diablerets, en 1714 et en 1749 accentue le caractère sauvage du lieu. Ces effondrements ont été à l’époque une terrible catastrophe pour les habitants. Les siècles et années ont passées mais ces événements restent toujours présents dans la mémoire collective.

La nature a repris peu à peu ses droits mais le site chaotique nous rappelle les relations parfois contrariées entre l’homme et la montagne. Des blocs, une nature sauvage, une biodiversité exceptionnelle, c’est sauvagement beau. Un sentier de découverte de ce patrimoine a été initié pour des balades familiales. Antoine, le berger rescapé, raconte. En chemin, on passe le hameau du Godey. Quelques mayens ça et là sont dispersés et ont résisté aux assauts de la montagne. Mon tour s’achève avec ce sentiment de dépaysement. Une pause thé et tarte au refuge du lac, récemment rénové, pour parfaite cette belle journée.

 

Encore une fois, pas besoin de partir loin pour ressentir l’Ailleurs. Je redécouvre Derborence, la vallée des merveilles m’offre un nouveau visage sous un soleil éclatant d’automne.

Si vous recherchez une destination ensoleillée et pleine de surprises en plein de cœur de l’automne… il y a le Valais Suisse avec son microclimat et ses contrastes de couleurs entre plaine et montagne. Ceux qui connaissent, le savent bien  ! Laissez-vous guider par les  bons plans des habitants, ils vous livreront un autre regard de l’automne et vous feront adorer cette saison .

INFOS PRATIQUES

Accessibilité : Route ouverte de mai à octobre. Accessible en bus postal.

Niveau : Randonnée accessible aux familles ou marcheurs débutants

Nombreuses variantes randos au départ de Derborence

Etape sur les tours des Muverans et Massif des Diablerets

Téléchargement gratuit de cartes rando ici

J’ai testé la randonnée en vélo couché à La Réunion

En juin 2018, je séjournais 2 semaines sur l’île de La Réunion à l’occasion des Francophonies du E-Tourisme. Après quelques jours de travail volontaire entre passionnés du tourisme, ponctués de soirées festives arrosées de Rhum Chatel et de multiples découvertes aux saveurs créoles, il nous fallait une dimension sportive pour clôturer ce chapitre sur cette terre de caractère.

J’ai pédalé sur la lune !

Samedi : 8 heures pétante, un café-croissant vite englouti après une trop courte nuit et nous voilà partis au volcan.  En route via la Plaine des Cafres. Je redécouvre ces paysages qui m’avaient tant émerveillée 10 ans plus tôt.

La route, raide et sinueuse, traverse des prairies verdoyantes où paissent les vaches laitières. Mi Auvergne-Mi Suisse, le site m’évoque des paysages qui me sont familiers et pourtant je suis à 10 000 km de mon quotidien, dans l’hémisphère sud, au pied d’un géant : le Piton de la Fournaise. Le mythique Piton des Neiges, lui, joue à cache à cache avec la brume des hauts. Il est là comme pour me rappeler que je suis bien Ailleurs, en immersion dans une nature unique.

Puis, le paysage se fait plus minéral, on marque un arrêt au cratère Commerson, histoire de s’écarquiller les yeux. Quelques km plus loin, on arrive à la Plaine des Sables, un paysage lunaire, une immensité teintée de rouge quasi irréelle. On se dit qu’on a bien fait de se lever !  On est déjà conquis par cette beauté féérique, ce n’est pourtant que le début d’une journée exceptionnelle.

Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.
Pas de Bellecombe, 2311 m d’altitude, terminus. Pause photo pour immortaliser le Piton de la fournaise et sa caldeira.

Et là, on découvre nos engins : des vélos à la forme improbable. 3 roues. Pas de guidon. On ne sait rien de ce qui nous attends ? Comment ça se pilote ? Où va-t-on aller ?

Mickael et Aurore nous accueille avec un thé, nous explique leur activité, nous font les recommandations d’usage. Freiner, passer les vitesses, respecter les distances. Et hop ! Nous voilà aux commandes de nos vélos couchés. C’est parti pour l’aventure et quelle aventure !

Passées les premières minutes d’appréhension de l’apprenti conducteur, on apprivoise vite ce drôle d’engin très maniable et ultra confortable. On descend la Plaine des Sables à vive allure. C’est grisant, une sensation de liberté dans un décor lunaire. Je pédale à tout va, exaltée par cette expérience nouvelle. Comme des enfants ! J’ai 50 ans et je m’éclate comme si j’en avais 10 !

Mickael, notre guide, s’amuse de notre énergie débordante en nous mettant en garde : « Ménagez vos efforts, je vous ai concocté un parcours un peu sportif ! »

On emprunte un sentier de randonnée qui longe le volcan. C’est magnifique. Je ne sais pas où regarder tant cet environnent m’envoute ! Pédaler en position semi-allongée sur un vélo à 3 roues dans cet univers volcanique, c’est unique.

Au-delà de l’aspect ludique de l’activité, il y a une véritable dimension sportive. On comprend très vite que derrière le côté fun, il y a une maîtrise, une technique. Parfois, souvent, en débutant que nous sommes, on évalue mal le terrain, on négocie mal un virage, on anticipe pas suffisamment les pentes et on se retrouve bloqué dans une montée à devoir pousser le vélo ! La piste n’est de loin pas un long fleuve tranquille, faite de descentes et de raidillons caillouteux.

Après quelques kms parcourus, on marque une pause face au volcan, le panorama est grandiose. La météo est clémente, le soleil nous inonde. Il est midi et les nuages n’ont pas encore gagné le sommet. On en prend plein les mirettes. On se dit qu’on est vraiment chanceux. Pédaler sur la lune !

Il est temps d’entamer le chemin retour. Autant dire qu’au retour, les cuisses commencent à chauffer, la fatigue commence à me gagner, nous gagner et on fanfaronne un peu moins !

A l’arrivée, Aurore nous attend pour partager un jus de fruits et des gâteaux maison. On papote volontiers. Tous deux nous raconte leur amour pour leur île, leur passion pour ce sport. Nous, on est conquis, d’humeur guillerette. On repart des images plein la tête, remplis de sensations et émotions. Heureux d’avoir partagé ce moment parfait avec Atmosphere Pei. Retrouvez-les aussi sur leur page Facebook. 

Randonnée au coeur du Lavaux

Avez-vous déjà entendu parler du Lavaux ? Avec 800 hectares, le Lavaux est aujourd’hui le plus grand vignoble de toute la Suisse, un vignoble en terrasse inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Prenez vos lunettes de soleil et votre appareil photo, vous allez en prendre plein la vue. On part randonner à la découverte des terrasses du Lavaux, au cœur de l’un des plus beaux panoramas de Suisse !

Le parcours viticole serpente à travers les villages traditionnels et le magnifique vignoble surplombant l’immensité du lac Léman. Le Lavaux offre un panorama d’exception avec les sommets environnants.
Je commence ma randonnée à Riex, un petit bourg vinicole de caractère. Le village s’enorgueillit d’un riche patrimoine architectural, de belles façades fleuries aux premiers jours du printemps, des fontaines vieilles de 2 siècles, des caveaux aux enseignes rutilantes. Un village qui a une âme et qui bénéficie d’une vue imprenable sur le lac.

Je suis le balisage à travers le vignoble. Ici, une capite, ce sont ces petites cabanes de vignerons qui ont gardé leur cachet pittoresque. Là, une tonnelle : celle à Philippe, Christian ou Antoine. Des abris ombragés aménagés au coeur des parcelles où les vignerons-encaveurs accueillent pour une dégustation de leur cru. En tout temps, elles sont accessibles aux promeneurs pour un pique-nique, une pause contemplative.

Je suis fascinée par ce panorama. J’ai beau connaitre cette région, je suis une nouvelle fois émerveillée par tant de beauté et ce côté paisible et calme. Un train passe. Un bateau Belle-Epoque m’arrache à ma béatitude d’un coup de sirène. C’est beau, vraiment très beau !

Je traverse les vignes du Calamin, du Dézaley et son clos des abbayes : un domaine de renom appartenant à la ville de Lausanne. J’arrive à un belvédère avec une vue plongeante. En contrebas, le hameau de Rivaz. En haut, Chexbres et son deck, la plus terrasse de la Riviera.

Je rejoins la route de la corniche pour revenir à Riex en passant par le village d’Epesses. Encore un bourg vinicole où il semble faire bon vivre. Pour clore cette randonnée vinicole, je vous invite à faire étape dans un caveau et déguster la passion du vin !

INFOS PRATIQUES

Boucle Riex-Dezaley-Epesses-Riex : env. 2 h en flânant

Nombreux parcours envisageables au Lavaux à combiner avec le train
Pour les non marcheurs, on peut aussi admirer le Lavaux depuis le lac avec les bateaux Belle-Epoque. Egalement le petit train des vignes.

Carte rando ici

Horizons Sancy : un festival d’art contemporain en pleine nature

L’été 2016, je découvrais la 10ème édition d’Horizons Sancy, un festival conjuguant art & nature. Séduite par ce concept Land’Art, je retourne chaque année en terres auvergnates découvrir les nouvelles oeuvres. Remplie d’attentes et d’enthousiasme, ce rendez-vous est devenu un incontournable, un MUST !

Au cœur du Massif du Sancy, cet événement d’art contemporain rassemble 10 artistes, 10 œuvres, 10 sites naturels. L’idée de ce festival était de créer un projet culturel et différent afin de valoriser la région au travers son patrimoine et son terroir. Pari réussi  à 200 % qui réunit les amateurs d’art, les locaux et les visiteurs venant d’horizons divers.

Les créations artistiques trônent en pleine nature et se découvrent lors de balades et randonnées. Des artistes internationaux sélectionnés par un jury installent ces œuvres éphémères dans des lieux différents chaque année. Chaque œuvre s’intègre parfaitement au paysage et offre un panorama sur le massif du Sancy. C’est une parfaite union nature et culture. Elles étonnent, surprennent, interpellent par leur originalité et leur message. Une créativité sans limite. Une exposition à ciel ouvert qui révèlent les plus beaux paysages du Sancy et son environnement le temps d’un été. Souvent posées hors des sentiers battus, ces créations offrent un nouveau regard sur les vastes étendus du massif. On découvre des villages et hameaux oubliés, une chapelle sur son perchoir, une vue inédite. On se balade parmi les volcans d’Auvergne, sur un puy, aux abords d’un lac de cratère…

Un rendez-vous unique. On part à la recherche des œuvres en empruntant des sentiers balisés permettant de randonner de 1 à 4 heures, des parcours qui séduisent et sensibilisent toutes les générations. Randonner dans la chaine des puys à la découverte des paysages volcaniques qui ont façonnées l’Auvergne, c’est grandiose et lorsqu’en plus, on y mêle des œuvres de land art, ça devient magique.

 

Au cours de mes visites lors des éditions de 2016 à 2019, j’ai sélectionné pour vous 10 créations, 10 œuvres qui m’ont transportées au cœur d’une Auvergne que je ne connaissais pas, 10 œuvres qui m’ont fait rêver et réfléchir, 10 œuvres qui m’ont fait voyager dans un écrin de nature sauvage.

Reliefs sous le pic de Capucin. Une passerelle poétique entre l’homme et la nature. Une petite randonnée de 3 km au départ du Mont-Dore qui nous a conduit au sommet du Capucin avec une vue magistrale sur le Sancy et la vallée de Chaudefour en contrebas.

The rhythm of wind. l’interaction du vent et d’un métronome pour prendre conscience du rythme de la nature. Encore une petite randonnée de 3 km au départ du pittoresque village de Beaune Le Froid, connu pour ses caves à Saint -Nectaire.

Panorama à la Roche Nité. Un tunnel pictural pour s’immerger de couleurs et de paysages. 3 km de randonnée à travers les estives pour jouir d’un point de vue sur la chaine des puys

Distortion Unit au Puy d’Allou. Un kaléidoscope géant provenant du recyclage d’une citerne agricole.

Transhumance. Une sculpture cabane, une roulotte de bergers posée dans les estives de La Godivelle

Eté 67 et ses 10 tentes multicolores. Tel un retour en arrière de l’histoire du Lac de Laspialade à l’époque où les berges se transformaient en camping le temps de l’été.

Take a moment est une ode au ruisseau d’Entraigues. L’œuvre se présente comme une dentelle romantique ou une canopée suspendue au-dessus du ruisseau.

Ghungroos dans les bois de la cascade du Rossignolet au Mont-Dore.

 

Le rire des fées au puy de Combegrasse.  Un jaillissement de lignes tendues vers le ciel perce l’horizon. Le paysage de la Chaîne des Puys est découpé en fines lamelles par le faisceau des lignes.

Akènes, ouverture céleste dans la forêt de Courbanges ou.. Dissémination éruptive élu coup de coeur du public en 2019.

Pas facile d’en choisir 10 sur ces 5 dernières années. Chaque oeuvre, chaque lieu invite à la contemplation. Si comme moi, vous êtes fan de land’art, de nature et culture, d’art et rando, réservez 3 journées ou plus pour ce rendez-vous estival d’un autre genre. Retrouvez toutes les infos sur le web et n’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de conseils ou suggestions pour un futur séjour en Auvergne. Je vous livre deux belles adresses à partir desquelles, j’ai pu rayonner et découvrir toutes les œuvres à mon rythme.

Mes plus belles adresses d’escapade

Ici ou ailleurs, aux 4 saisons, j’aime partir à la découverte de nouvelles adresses, de nouveaux lieux pour m’offrir une nuit ailleurs et profiter de petits moments d’évasion simples et ressourçants. Des adresses parfois hors des sentiers battus qui respirent l’hospitalité. De la maison d’Hôtes de caractère à l’hôtel de charme, je vous dévoile une sélection de mes adresses préférées.

En Suisse :

Si comme moi, vous aimez les lieux chargés d’histoire, la Suisse compte bon nombre d’hôtels appartenant au label Swiss Historic Hôtels.   De l’auberge de campagne au prestigieux hôtel, la Suisse regorge d’établissements au patrimoine remarquable

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Suisse : au pays des narcisses sauvages

Alors que nos envies d’évasion printanières sont en pause (#printemps confiné), la nature poursuit son réveil. Les premières narcisses fleurissent sur les hauts de la Riviera du Léman et me rappellent le souvenir d’une belle randonnée entre lac et montagnes à la recherche de la célèbre narcisse des poètes.

 

L’excursion du jour commence à la gare de Montreux où je monte à bord du train belle époque, direction Les Avants. Le train grimpe sur les hauteurs laissant échapper une vue plongeante sur le Lac Léman et les cimes encore enneigées. Ah ! La suisse et ses trains historiques, un voyage dans le temps !

 

Arrivée aux Avants, un funiculaire hors d’âge nous conduit à 1178 mètres d’altitude, au cœur d’un magnifique panorama alpestre. La Dent de Jaman, les Dents du Midi se dessinent parfaitement dans ce ciel d’une douceur printanière.

Chaussures de rando, bâtons, sac à dos, c’est parti pour … une randonnée sur le sentier des narcisses : 2 heures de balade contemplative.  On emprunte le sentier de crête balisé en direction du belvédère du Cubly. On entre dans une forêt qui nous offre quelques fenêtres avec vue sur les montagnes environnantes. Les Dents du Midi et ses 7 pointes nous accompagnent.

On traverse une grande clairière où malheureusement les narcisses sauvages se font de plus en plus rare. Après 45 minutes de marche, on atteint le belvédère du Cubly. WAOUH ! Le panorama sur l’ensemble du bassin lémanique est grandiose. Du haut de ce balcon. on embrasse le paysage sur la riviera de Montreux à Lausanne, Vevey et le vignoble du Lavaux, le lac dans sa beauté magistrale avec le ballet des bateaux Belle Epoque sur le lac. C’est magique, le temps s’arrête. On aimerait se poser là, un livre à la main et attendre le coucher de soleil pour ne redescendre qu’à la nuit tombée !

Puis la rando se poursuit par la descente d’une série d’escaliers très raides. Sur la gauche, un pré de narcisses. De part et d’autre, isolées ou en masse, elles sont en pleine floraison et tapissent les prés et les sous-bois, laissant échapper leur parfum délicieusement sauvage. On rejoint le hameau isolé d’Azot avec ses chalets à la Heidi et toujours cette vue sur le lac Léman et les Alpes Valaisannes. Dans les pâturages, les narcisses sauvages cohabitent avec les pissenlits. Après un petit raidillon pour rejoindre Les Avants, le chemin aménagé continue en forêts avec des prairies parsemées de narcisses. On arrive dans une clairière où est posé un banc, un banc 5 étoiles avec vue. Un petit chalet en contrebas, une plongeante sur le lac et toujours,  les Dents du Midi en toiles de fond. On ne s’en lasse pas. Les prés à narcisses se font très denses et un panneau explicatif sensibilise à la sauvegarde de ces fleurs. Cueillir mais pas trop. Juste un bouquet pour le plaisir des yeux et le parfum enivrant.

La fin de ce parcours en boucle approche, on entends le sifflement du train, celui qui nous ramènera  à Montreux. Avant de faire le trajet retour, je marque une dernière pause sur un banc (je suis une fan des bancs avec vue #monbancàmoi , celui ci est dédié à Vladimir Nabokov sur le parcours de http://www.rencontres-inspiration.com. Dernier regard sur ce paysage champêtre. Une balade tranquille, à faire à deux, en famille pur admirer l’éveil de la nature et ses fleurs sauvages.

Plusieurs parcours balisés sur les hauts de la Riviera Vaudoise permettent de découvrir ce symbole régional durant toute la période de floraison. Le parcours des Pléiades, aussi accessible en train, est tout autant splendide avec une floraison plus tardive. Selon la météo des narcisses, à vous de choisir votre parcours !