Ténérife : saveurs des Canaries

La vie locale et les saveurs canariennes

Je vous ai parlé de mes découvertes à Ténérife, du Parc National du Teide, des villes coloniales. Et la vie locale ?

Ténérife, c’est l’éternel printemps même en plein novembre. Il y fait bon vivre, les locaux arborent cet art de vivre. En dehors du sud de l’ile qui affiche un profil touristique assumé, le nord-ouest de l’ile, que j’ai pu découvrir lors de mon séjour, est ponctué de petites villes côtières et d’oasis de verdure. Il y a de grandes étendues de bananeraies, de cultures maraîchères, l’ile présent un vrai visage agricole.

Chaque week-end, les producteurs locaux vendent leur produis dans les « mercado del agriculture », dont voici la liste.

Dès mon arrivée, je me suis rendue à celui de la Guancha, à 2 pas de mon studio, pour faire quelques courses. Les habitants s’y pressent chaque week-end pour le faire le plein de légumes et fruits frais.

Les bonnes tables de l’île

Sur les conseils d’habitants, je me suis rendue à San Juan de la Rambla, une petite localité de pêcheur, et plus précisément à Las Aguas avec deux adresses restaurants en front de mer où je me suis régalée.

Restaurante Las Aguas : le restaurant des meilleurs riz (los arroces) depuis 1983

Méson Casa mi madre :  pour déguster un poisson frais face à la mer

A Santiago del Teide, je me suis arrêté dans le restaurant du même nom, un resto populaire où touristes et locaux se mélangent le temps d’une pause de midi. Une cuisine locale, copieuse et bon marché.

A Santa Cruz : le restaurant La Hierbita dans le centre historique est connu pour être une des meilleures adresses de la capitale. On y mange en terrasse dans une ruelle tranquille après avoir déambulé la matinée dans les allées du fameux  Mercado Municipal Nuestra Senora de Africa.

Avec les amis Benoît et Fabienne du Blog Novo-Monde, nous avons passé une soirée dans un guachinche sur les hauts de La Oratava : la Guachinche La Casona

Une Guachinche, c’est une taverne typique de Ténérife, elle se situe en zone agricole. A l’origine, ce sont les producteurs locaux qui vendaient leurs produits en direct à dates fixes.  On les trouve aux abords des zones vinicoles de l’ile. les agriculteurs vendaient du vin fait avec les raisins de leur récolte, accompagné de mets simples et fait maison. Même si cette coutume s’est peu à peu professionnalisée, les guachinches restent des lieux traditionnels qui servent des repas du terroir avec des produits locaux.

Pour en savoir davantage sur la gastronomie de Ténérife, je vous invite à visiter ce site.

 

Ténérife : déambuler dans les villes coloniales

Après le volcan, je vous emmène pour une déambulation dans les villes coloniales de Ténérife. Il y a le Ténérife avec ses barres d’immeubles sans charme des années 80 pour touristes germanophones mais il y a aussi le Ténérife des habitants avec ses petites villes colorées. J’avoue que je ne m’attendais pas à un tel patrimoine architectural. Chaque ville mérite une découverte approfondie avec chacune une identité.

GARACHICO

Je me suis baladée à Garachico un lendemain de tempête. La petite ville côtière pansait ses blessures avec un front de mer ravagé, des habitants encore groggy par cet épisode malheureux. Une matinée complète, j’ai eu l’impression que la ville m’appartenait. Personne dans les ruelles. Une ambiance de lendemain qui ne m’a nullement empêché d’admirer les façades colorées, de profiter des places et jardins publics, de déambuler au hasard des ruelles.

LA LAGUNA

A La Laguna, autre ambiance. J’y suis arrivée sous des trombes d’eau. Alors que je m’apprêtais à faire demi-tour, une accalmie de 2 heures s’est profilé. J’ai marché et marché encore dans le quadrillage de la ville, une ville classée au Patrimoine de l’Unesco. Portes, façades, fenêtres, cour, un patrimoine bâti remarquable. On aimerait pousser chaque porte, pénétrer dans chaque demeure. C’est le genre de ville que j’aurais aimé découvrir avec un habitant tellement elle est riche sur le plan architectural. J’imagine toutes les histoires et anecdotes de cette ville au passé colonial.

LA ORATAVA

Selon moi, c’est la ville où séjourner. C’est une ville de petite taille qui semble avoir un esprit village. Lorsque le soleil est au zénith, la ville est baignée de lumières, mettant en beauté ses monuments et son ensemble architectural. Durant la journée, elle accueille foule de visiteurs et à la nuit tombée, elle retombe dans le calme de ses habitants. La vie de quartier reprend dans les étroites ruelles du centre historique. Une bonne odeur de céréales s’échappe des moulins encore actifs dans la cité. Un amour de ville à découvrir. Les copains Benoît et Fabienne de Novo-monde ont  séjourné quelques semaines dans un coliving à La Oratava et je suis sûre qu’ils auront plein de bons plans à nous révéler sur cette ville.

Que ce soit à Garachico, La Oratava ou La Laguna, c’est typiquement le genre d’endroits où il faudrait se poser et découvrir la ville au rythme des habitants, ressentir la vie locale, flâner au gré des saisons qui passent.

A lire : Ténérife, 7 choses à voir à faire

Ténérife : découvrir le Parc National du Teide

En décembre, je vous parlais de mon séjour à Ténerife, une première découverte et une belle surprise pour une destination que je n’avais jamais envisagé auparavant.

Ma passion pour les terres volcaniques m’a amené sur cette île de l’archipel  de Macaronesie. Avant de partir, je ne savais pas grand-chose du Volcan. Il culmine à 3718 mètres, il est le point culminant de l’archipel mais aussi de l’Espagne. Il fait partie du parc national le plus visité d’Espagne mais aussi d’Europe et occupe la 9ème place dans le monde avec plus de 4 millions de visiteurs par an.

Autant dire que c’est un incontournable, un must. Hormis ces considérations chiffrées, je n’avais aucune autre représentation, aucune image en tête. Et c’est tant mieux ! La surprise est d’autant plus intense lorsque l’on a aucune attente.

Dès mon arrivée sur l’île, j’ai compris que le géant occupait une place importante. Ou que l’on soit, on le voit. Lorsqu’on est au niveau de la mer, c’est déroutant d’imaginer  que sur cette petite ile, gît un volcan de 3700 qui occupe une grande partie du territoire insulaire.

Un matin, il est 7 heures, de mon studio, j’ai la vue sur le pic du Teide. Il est complètement dégagé, il fait grand beau et la météo s’annonce clémente sur les hauts. Let’s go, je ne réfléchis pas davantage et pars conquérir le Teide ( à ma manière on s’entend !)

J’emprunte la route depuis La Oratova, magnifique route parfaitement tracée et entretenue qui offre quelques belvédères avec vue sur le Teide et l’ocean.

Après 1 heure de route, j’entre dans le parc national du Teide. Je suis déjà toute émoustillée d’y être. J’avale un café et un donut au premier café, m’arrête au centre d’information pour récupérer une carte. L’accueil est charmant et l’hôtesse m’explique les différents points de vue à ne pas manquer et une petite randonnée. C’est parfait ! Je n’ai ni l’intention de gravir les 3718m , ni même de monter à bord d’un téléphérique vertigineux bondé de touristes russes. Traverser la caldeira, l’apprivoiser, m’imprégner du décor…  Voilà ma mission du jour !

 

Mon premier arrêt se fait à Minas de San José. Je ne sais plus si je suis au pied du volcan ou en plein désert saharien. émerveillée, j’erre plus d’une heure sur les lieux.

Touristes et auto-caristes commencent à arriver, il devient difficile de trouver où se garer. La première place que je trouve, je la prends !!! Je décide alors de faire la boucle conseillée «  Roques de Garcia »

Les roques de García sont des formations rocheuses à l’intérieur de la caldeira de Las Canadas. Le roque cinchado avec le Teide en toile de fond est certainement l’image la plus connue de Ténérife. Il s’agit d’anciennes cheminées volcaniques formant des monolithes de basalte. Le paysage est surprenant.

L’itinéraire est indiqué en 2 heures et d’une difficulté moyenne. Je l’ai fait en sens inverse pour admirer la vue plongeante sur la caldeira, la coulée de lave et profiter de la lumière sur les rochers. Alors que les parkings étaient bondés, je me suis retrouvée seule sur le chemin, immensément petite face à ces formations rocheuses insolites. Grandiose ! Ressourcée par cette belle randonnée, je rentre des images pleins la tête. Une première découverte qui m’a enchanté et je me promets de revenir très vite arpenter l’autre partie de la caldeira.

Quelques jours plus tard, Samedi, il fait grand beau. C’est le jour des départs/arrivées sur l’ile et je me dis que le parc sera sûrement moins envahi. J’y retourne ! Bien joué ! Effectivement les parkings ne sont pas bondés et je parcours les 17 km de la caldeira en marquant des arrêts au gré de mes envies.

 

Tout autour du volcan, le paysage change. Parfois lunaire ou chaotique. A chaque mirador, Je m’imprègne d’un nouveau décor, d’autres couleurs. L’impression d’être transportée sur une autre planète.

En redescendant en direction de Santiago, je découvre un paysage unique et contrasté avec les couleurs automnales des pins endémiques.

Un vrai dépaysement cette traversée du Parc National du Teide.

Pour des randonnées sportives, je vous invite à parcourir le blog des copains de Novo-Monde.

 

Tenerife, 7 choses à voir, à faire

 Jusqu’alors, je n’avais pas envisagé les Îles Canaries, lui préférant ses îles cousines de la Macaronesie, tel le Cap vert. Et puis finalement, l’appel du volcan , la volonté d’une destination européenne combinée à l’envie d’un lieu où je pourrais aisément mêler  travail et découverte, Ténérife se profilât comme un choix évident.

Me voilà donc posée 10 jours de novembre sur l’île de Tenerife.

Lire la suite de « Tenerife, 7 choses à voir, à faire »

City break à Marseille

J’ai découvert la capitale phocéenne pour la première fois en 2013, l’année où elle fut Capitale Européene de la Culture. De Marseille, je ne connaissais pas grand-chose, si ce n’est quelques évocations Pagnolesques contrebalancés par quelques stéréotypes à la dent dure (insalubrité, insécurité et j en passe !). Je ne m’attendais pas à une telle  découverte : un coup de cœur cette ville !

C’était en Décembre, juste avant les fêtes de Noël ! Alors que l’hiver s’était déjà installé dans nos Alpes Suisses, il régnait sur Marseille une douceur quasi printanière et je me souviens avec délice de mes premiers pas dans cette ville maritime baignée de soleil.

En mars dernier, j’y suis retournée à l’occasion d’une installation de JR. J’ai retrouvé Marseille comme je l’avais quitté quelques années auparavant. Lumineuse et charmeuse. On pourrait par ailleurs lui prêter des ressemblances avec Lisbonne la blanche mais Marseille reste Marseille. Unique !

Je vous raconte la cité phocéenne en trois thématiques :

Le Marseille populaire

  • Déambuler dans les ruelles du Panier et photographier ses œuvres de street-art.
  • Rejoindre le quartier alternatif du cours Julien en passant par le bouillonnant marché de Noailles et ses rues adjacentes aux accents du sud.
  • Ecouter les poissonnières du Vieux port haranguer les passants.

Le Marseille culturel et architectural

 Marseille s’est métamorphosée ces dernières années avec de nombreux lieux réhabilités. La Criée en théâtre, le Silo en salle de concert, les docks en boutiques, le hangar Joliette en lieu d expo etc… Des projets de réhabilitation parfaitement réussis. Coté culture : le Mucem est une pépite posée sur la mer comme un lien entre des monde parallèle : la mer, le  vieux port, les quartiers populaires. Je pourrais y déambuler des heures sans jamais me lasser. Terrasses et esplanades invitent à la farniente, au lâcher-prise.  Autre lieu culturel que j’ai beaucoup aimé : la Friche de Mai, de son toit terrasse, on découvre encore quelques œuvres de JR.

 

Le Marseille maritime

  • Délaisser l’agitation urbaine et découvrir un autre regard de la ville avec ses calanques.
  • S’offrir un coucher de soleil sur la mer avec une traversée aux îles du Frioul.
  • Découvrir le vallon des Auffres et son petit port. Un quartier pas comme les autres.

Je pourrai aussi de ces lieux emblématiques, ces symboles Marseillais tels la Bonne-Mère, le Ferry-Boîte, l’Estaque…

Et si je devais vous donner un seul et unique conseil, je vous recommande les Greeters, un excellent préambule pour une immersion dans la cité avec les bons plans, les petits secrets des locaux. On a passé une journée avec Bernard et on a adoré !

Et vous, vous connaissez cette ville. Racontez-moi mes pérégrinations marseillaises.

Mes bonnes adresses à Marseille

Dans le quartier du Panier

Ailleurs dans Marseille

  • Le Petit Jardin,  une belle maison d’hôtes tenu par Serge et Mauro dans le 7ème
  • Chez Jeannot, une belle adresse dans le vallon des Auffres

Escale gourmande à Carcassonne

Carcassonne ! Je ne savais rien de ce lieu au nom pourtant célèbre. Ville, village, campagne, montagne ou bord de mer  ?

 

Lorsque mon neveu m’a appris qu’il partait un mois en stage de cuisine à Carcassonne, nous avons décidé d’ organiser une petite escale gourmande au pays du cassoulet et visiter la célébrissime cité de Carcassonne, classée au Patrimoine de l’Unesco. 

La cité de Carcassonne mérite un détour bien que, comme la plupart de ces hauts lieux historiques, il fleurit dans la cité un nombre incalculable d’échoppes de souvenirs, boutiques franchisées et «restaurants à touristes ». Malgré ces petits désagréments, c’est une une étape incontournable si vous passez en pays Cathare. Découvrir son caractère médiéval, fouler le pavé de ses étroites ruelles ou faire le tour de ses remparts pour embrasser les toits de la cité reste une balade bien agréable.

Cela dit, en cette fin de mars froide et pluvieuse, nos attentes étaient plutot d’ordre gastronomique … et là, nous avons été plus que comblé. 

Nous avons mangé à plusieurs reprises à l’Auberge des Lices, le restaurant où mon neveu effectue son stage d’école hôtelière.  Une auberge dans une petite ruelle, toute discrète. On s’est régalée d’un authentique cassoulet, d’un burger de canard et foie Gras et plus encore. Le chef Jean-Pierre Blasco tient cette adresse d’une main de maître au rapport qualité-prix IMBATTABLE. A deux pas des Halles dans le centre, il tient également le Bistrot Blasco.

 

Notre halte à Carcassonne pourrait finalement se résumer à de longues étapes gourmandes entrecoupées de petites balades découverte digestives dans les environs !!!

Pendant notre séjour, nous avons logé à l’hôtel Pont-Vieux dans le quartier de Trivalle. Une parfaite situation entre la cité et la bastide à deux pas du vieux pont. (vous l’aurez compris !)

Ne vous fiez pas à sa façade vieillissante et son enseigne désuète et poussez la porte de cet hôtel en toute confiance.

 

 

 

Jean Michel et Catherine, tous deux hôteliers ont rachetés cet hôtel il y a 4 ans et l’ont remis intégralement au goût du jour avec des chambres rénovées. Une rénovation réussie et aboutie qui lui a permis d’obtenir sa classification en 3 étoiles, tout en gardant son caractère authentique. Un accueil familial avec les bons conseils de Catherine, un petit déjeuner excellent avec des produits maison et locaux à faire pâlir certains grand hôtels standardisés.

Et la cerise sur le gâteau : un jardin-terrasse à l’abri de l’agitation de la ville et un petit roof top avec vue sur la cité. Tout ça pour un budget à moins de 100 euros ( petit déjeuner et parking compris ) Une vraie bonne adresse pour découvrir les environs de Carcassonne, ses villages, son vignoble, le pays Cathare et ses châteaux ou encore le pays narbonnais et ses plages.

Perso, j’ai bien aimé Montolieu, un village bourg un peu hors du temps comme on en trouve souvent dans les campagnes françaises. C’est le village du livre, le cousin français de notre village suisse du livre, Saint-Pierre de Clages. Malgré la pluie, j’ai pu ressentir l’âme artistique qui se dégage du village. Déambuler au hasard de ses ruelles, pousser les portes d’atelier, sentir l’odeur des livres visiter les galeries d’artistes avec un coup de cœur pour le peintre Bruno Aimetti. Pour les amoureux de vieux bouquins et des arts graphiques, faites un saut dans ce village et partagez vos découvertes villageoises de ce territoire Aude Pays Cathare.

 

 

Hôtel katajanokka : dormir dans une prison

Après avoir passé une semaine en Laponie, nous avons fais une halte dans la capitale finlandaise. Pour clôturer notre séjour nordique parmi les grands espaces enneigés, il nous fallait une étape de choix avant de retrouver notre quotidien helvétique !

Dormir dans une prison, voilà un lieu atypique et insolite pour nous sevrer de cette totale liberté dont nous avons profité pleinement au cœur de l’immense forêt boréale.

Oui, j’ai osé ! Nous avons dormi à l’Hotel Katajanokka, une ancienne prison réhabilitée en hôtel 4 étoiles sur la presqu’ile du même nom, à deux pas du port d’Helsinki et du centre.

Un passé, une histoire

En 1832, sous domination russe, Nicolas Ier de Russie « modernise » la prison régionale avec 12 cellules, deux gardiens et une chapelle. A la fin du XIXe siècle, c’est Alexandre III qui l’agrandit en ajoutant 3 ailes de style gothique tardif et l’ancien bâtiment cellulaire est transformé en bâtiment de direction. De 12, on passe à 164 cellules. Puis partiellement détruite par une attaque aérienne pendant la Guerre qui oppose la Finlande et l’Union Soviétique, elle sera reconstruite. A l’après-guerre, la prison est connue pour “accueillir » des condamnés pour faits de guerre, des prisonniers politiques comme Risto Ryti, ancien président de la Finlande. La prison fonctionnera jusqu’en 2002 où elle sert de centre de détention provisoire ses dernières années.

Véritable patrimoine historique, la prison sera transformée en projet d’hébergement et l’hôtel ouvrira ses portes en 2007.

Escape the Ordinary

On imagine aisément l’importance des travaux de restauration pour réhabiliter un tel bâtiment en un hôtel de qualité. Les murs extérieurs en briques rouges et le haut mur d’enceinte entourant le parc sont par ailleurs protégés par le Conseil National des Antiquités.

Dès que l’on pénètre dans l’enceinte, on ressent l’atmosphère historique du lieu et la promesse « Escape the ordinary » est déjà tenue.

Début 2017, l’hôtel a subi un total relooking de décoration intérieure. L’architecture initiale a été conservé : les escaliers de fer, les épaisses portes de barreaux métallique et autre détails au détour des coursives.

L’intérieur est d’une grande élégance mêlant habilement l’univers carcéral au design finlandais.

Nous avons opté pour une chambre classique au 4éme étage. Chambre 418. Deux cellules réunies ont donné place à une chambre confortable et lumineuse. Les barreaux aux fenêtres ont disparu, l’œilleton est resté et les anciennes clés des cellules sont encadrés au mur pour nous rappeler le passé.

La literie est moelleuse à souhait. On passera une douce nuit en oubliant l’origine incongrue de notre nid douillet.

Evidemment, je n’ai pas pu résister à une visite complète, arpenter les longs couloirs, pénétrer dans les anciennes cellules d’isolement. Et dire que certains ont choisi de se marier dans cette cellule. Humour, ironie ?

Le petit-déjeuner buffet est servi au sous-sol, dans l’ancienne cantine de la prison. Même lieu pour la restauration qui est ouvert aux clients de l’extérieur. (on n’a pas testé mais il semblerait que ce soit une adresse plutôt haut de gamme avec mention au Michelin)

Revenons au petit-déjeuner. Gargantuesque, de quoi combler toutes les envies. Smoothies, une variété de pains, des spécialités finlandaises, fromage, charcuterie, œufs, fruits …

Si vous aimez les lieux insolites, cet hôtel est d’un excellent rapport qualité-prix et un emplacement idéal pour visiter Helsinki.

 

Pour nous, notre escale s’est résumé à 24 heures dans Helsinki : immersion dans les anciennes Halles du Port pour déguster la fameuse soupe de saumon de Story.

Et une balade nocturne à déambuler dans la ville.

Pour plus d’infos sur les choses à voir, à faire à Helsinki, je vous invite à lire les sujets des copains bloggeurs. Visiter Helsinki, que voir que faire dans la capitale finlandaise par :

Hostellerie La Cheneaudière : 5 étoiles pour une nuit

La Cheneaudière au village de Colroy-la-Roche dans la vallée de la Bruche vous connaissez ?

Je n’aurai sans doute jamais entendu parler de ce village si celui-ci n’abritait pas un des fleurons de l’hôtellerie de luxe : La Chenaudière. L’établissement vient de décrocher la plus haute distinction, une 5ème étoile pour des nuits douillettes.

Des années que je convoitais cet hôtel avec l’espoir de le découvrir, y séjourner une nuit, juste une nuit ! Mon vœu a été exaucé il y a quelques mois et je dois dire que j’ai été comblée. Quel bonheur de se retrouver en pareil lieu !

Plus qu’un 5 étoiles, cet hôtel au luxe authentique est une histoire de famille où se conjugue l’art de l’hospitalité et le gout du raffinement.

Allez comprendre ce qui a bien pu pousser Arlette et Marcel François à bâtir La Cheneaudière à l’aube des années 70 à Colroy-la-Roche, village calme et paisible aux confins de l’Alsace et des Vosges ?

Des bâtisseurs, des visionnaires, des amoureux de nature sauvage ? Une chose est sure, depuis leurs premiers clients en 1974 et au fil des ans, l’établissement s’est forgé une solide réputation couronnée de succès avec de nombreux prix et distinctions.

Quelques mois après son ouverture, il intégrait déjà la prestigieuse Association Relais et Châteaux. Aujourd’hui, toujours fidèle à la philosophie d’accueil des Relais et Châteaux, Mireille FRANCOIS et son fils Nicolas DECKER gèrent ce lieu unique et ont su conserver l’esprit et l’héritage familial tout en apportant modernisme, chaleur et authenticité.

La bâtisse hôtelière, dans son enveloppe extérieure à proprement parlé, n’est pas d’un charme fou mais elle s’intègre parfaitement au caractère sauvagement bucolique de cette vallée. Et dès l’arrivée, c’est une parenthèse de bonheur qui s’offre à vous. On s’y sent bien ! Rien d’ostentatoire, pas de personnel guindé aux sourires figés. Du beau, du vrai, tout simplement !

En 2017, l’établissement a opéré quelques travaux d’embellissement et de décoration. Rafraichir, embellir, toujours en parfait cohérence avec son environnement, semble être le leimotiv. Une opération relooking réussie.

A la réception, on observe un plafond en bois en forme d’alvéole comme une ruche, des poutres de chêne, un ensemble de matériaux bruts qui subliment cet univers boisé.

Au restaurant, la rénovation est un bel exemple de modernité alliant matériaux bruts et nobles loin des clichés et codes des 5 étoiles classiques. Des tables de chênes massifs, des troncs de bouleaux pour séparer les espaces et d’autres éléments pour un confort et une atmosphère chaleureuse.

Effet WAOUH garanti où que l’on soit dans l’établissement.

L’établissement ne cesse de s’embellir. Spa, espaces extérieurs, salles de restaurant, suites et chambres, tout y passe. En perpétuelles améliorations sans jamais trahir l’âme et la philosophie du lieu. C’est peut-être aussi un peu ça la clé de la réussite ?!

Nous avons séjourné dans une des chambres mansardées « Les Forêts » au charme douillet. Ambiance cocooning avec une belle ouverture au-dessus du lit sur la forêt vosgienne.

Dès notre installation, nous avons profité d’une pause gourmande avant de nous prélasser dans l’espace piscine-spa. Impossible de vous décrire cette pause gourmande sans saliver ! Tout est local et fait maison.

Une incroyable démarche du local et du fait-maison, totalement aboutie et qui se joue dans les moindres détails. Pain, pâtisseries, pâtes à tartiner, mousse de fruits, j’en oublie tant la variété était dense. Une farandole de sucré-salé gargantuesque d’une qualité exceptionnelle. Il en sera de même pour le petit-déjeuner du lendemain.

Côté cuisine, quel art ! Du petit-déjeuner au diner en passant par le goûter, ce fut un festival de saveurs. La valorisation du terroir en mettant à l’honneur des petits artisans et producteurs locaux m’a régalé. Bravo chef !

Coté spa, nous avons profité de l’espace piscine très agréable mais n’avons malheureusement pas eu l’occasion de découvrir le tout nouveau Nature Spa de 2 500 m². Il a par ailleurs été récemment élu «Meilleur Spa de Campagne de France » lors des Gala Spa Awards 2018.

Si vous êtes de passage dans cette région et que vous ne pouvez-vous offrir le luxe d’une escapade, laissez-vous tenter par une parenthèse détente  à La Cheneaudière en vous offrant une journée spa et gourmande. Un moment délicieux !

Pas de doute, il faudra revenir pour apprécier tout ce qui fait le charme de la Cheneaudière et pour vivre pleinement cette philosophie d’accueil. Revenir au rythme des saisons. Découvrir de nouvelles saveurs. Se prélasser, jouir de ses extérieurs. Une trop courte escapade par une journée pluvieuse de Novembre.

 

PS : Pour ceux qui aimerait découvrir les trésors de l’Alsace,  je vous recommande le blog de deux copines en Alsace mon week-end en alsace, A la conquete de l’Est

 

Grand Hôtel Bella Tola : le goût de l’excellence

23 ans que Anne-Françoise et Claude Buchs sont l’âme du Bella Tola. Bella Tola, c’est le nom de ce sommet panoramique auquel s’accroche le petit village de Saint-Luc dans le Val d’Anniviers. C’est donc naturellement que cette emblématique montagne a donné son nom au tout premier hôtel du village Anniviard : Le Grand Hôtel Bella Tola de 1859 parmi les Swiss Historics Hôtels.

Dans mes «années hôtelières», je crois que j’aurai adoré travailler dans un tel établissement. Pourquoi n’y ai-je pas pensé ?

J’ai coutume à dire qu’il y a des maisons d’hôtes qui ressemblent (un peu trop) à des hôtels standardisés et à contrario des hôtels qui respirent l’esprit maisons d’hôtes. Le Bella Tola est de ceux où l’on ressent cet art de vivre dès les premiers instants.

Dès notre arrivée, le réceptionniste nous accueille au salon avec une tisane de thym et prends le temps de nous recevoir et nous expliquer l’hôtel, le village, l’environnement. Il nous accompagne jusqu’à notre chambre.

Le voyage dans le temps commence.

 

 

 

 

 

Ce sera la chambre 302, une des plus belles chambres de l’hôtel, une suite junior. Comment vous la décrire ? Tout est élégance et raffinement. Une élégance discrète, un raffinement sobre qui respire l’authentique. Cette authenticité vraie sans artifice, devenue si rare et tellement précieuse. Le luxe de cet hôtel 4 étoiles s’inscrit tout simplement dans sa sincérité.

Notre chambre ? elle est orientée plein sud face à la couronne impériale des 4000 mètres avec un double balcon pour embrasser ce panorama montagnard. Une atmosphère douillette avec des tissus montagne, des plaids, des peaux. L’empreinte olfactive est délicieuse. Un salon cosy de style british chic est attenant à la chambre. Un petit mot de bienvenue manuscrit nous est destiné. Quelques friandises, des chocolats. Le sens du service et de l’accueil. Ces petits détails qui sont bien plus que cela, le goût de l’hospitalité. La salle de bains au carrelage d’époque et équipée d’une baignoire sabot mêle tradition et modernité. Je m’installerais volontiers plusieurs nuits, 1 semaine. 1 mois dans cette suite.

Le détail poussé à son extrême : une paire de jumelles à disposition pour scruter les sommets environnants.

 

 

 

 

 

Le cachet intérieur de cette bâtisse séculaire a été conservé dans ses moindres détails. C’est un musée vivant. Je m’extasie devant chaque objet, traces du passé : la casquette du voiturier, de vieux livres, une machine à écrire et je m’imagine ces riches visiteurs britanniques en de pareils lieux dans les années 1900.

A cettw époque, pas de SPA. Juste le luxe de profiter des montagnes et de la salubrité du climat. Aujourd’hui, «L’eau des Cimes »  offre un SPA d’altitude de 200 m2. Une parenthèse détente dans un décor reposant. Un mélange harmonieux de bois et pierre. Des coussins, des peaux, des trophées de chasse, une cheminée, des lits de repos face aux cimes enneigées, un vieux mazot… une bulle de bien-être au cœur des montagnes. L’hôtel propose plusieurs formules pour les non-résidents de l’hôtel. Avis aux locaux, il serait dommage de ne pas profiter de cet espace. Nous,  on a adoré la chaleur et la quiétude de ces lieux.

Notre soirée a continué dans les salons pour un verre de bienvenue. Chaque dimanche, Anne-Francoise et Claude accueille leurs hôtes personnellement dans le salon et partage un apéritif tout en annonçant le programme de la semaine, la météo. Un moment privilégié ou la relation clientèle est resté le cœur de métier.

Au-delà de sa classification 4 étoiles et ses nombreuses récompenses, l’excellence de cet hôtel se traduit par cette passion de l’hospitalité, l’envie de faire plaisir !

Au-delà du soin apporté à chaque détail, du charme authentique de cette bâtisse historique, de ce goût inné pour la décoration d’intérieur, c’est avant tout un engagement de chaque instant. L’engagement d’un couple, Anne-Francoise et Claude qui transmettent beaucoup d’émotions dans ce lieu unique. Je vous invite à rejoindre les fans du Bella Tola sur facebook et vous comprendrez !

Nous avons ensuite dîné dans le restaurant de l’hôtel, un décor élégant pour un menu gourmand copieux et généreux. Aux beaux jours, manger en terrasse est un enchantement. Nous avions eu l’occasion de venir dîner un soir d’été et d’assister aux heures musicales de Tibor Vigor.

C’est d’ailleurs sur une note musicale que notre soirée s’est achevée avec le duo Olivier Mottet et Roche Colombe. Je me suis abandonnée au son de la harpe, du piano, de la guitare et des compositions originales de ce couple.

Au petit matin, après une douce nuit, il fallait se résigner. J’aurais tant aimé prolonger cette magie et regarder la neige tomber par la fenêtre de notre chambre, prendre le temps de goûter encore à cette atmosphère si paisible et asseoir dans le salon-bibliothèque. Retour sur l’autre vallée !

Après un petit-déjeuner riche et varié et un dernier passage au SPA, c’est à regret que nous quittons l’esprit Bella Tola. Je rêvais d’y séjourner et à présent, je rêve d’y retourner.

Prendre le temps de vivre ces moments d’excellence, hors du temps, des moments de bonheurs simples. Le bonheur est dans la sincérité et le Bella Tola en est la parfaite incarnation. On reviendra, c’est sûr !

 

La Maison du Lierre : un hôtel particulier au cœur de Bordeaux

En octobre dernier, de passage à Bordeaux, je cherchais un hôtel en ville. J’ai farfouillé en long et en large sur la grande toile du web et après de longues heures de recherche, j’ai enfin trouvé ce petit trésor niché en plein cœur de Bordeaux.

 

 

Hotel la maison du Lierre : une adresse discrète et intimiste que l’on aimerait garder jalousement pour soi et pourtant… je ne résiste pas à la partager avec vous.

Son nom lui vient de sa terrasse tapissée de lierre. C’est un hôtel particulier du 18è siècle qui compte 18 chambres. Un havre de paix, une bulle de tranquillité dans cette jungle urbaine, à seulement deux pas du Vieux-Bordeaux et de la place des Quinconces.

La façade discrète de l’hôtel cache un intérieur de charme. Dès l’entrée, j’entre dans un cocon douillet avec un accueil personnalisé et chaleureux. Je découvre une décoration harmonieuse dans un style shabby-chic. C’est un vrai plaisir de pénétrer dans un hôtel de ville  loin des standards internationaux.

12 chambres sont réparties sur 3 étages dans la bâtisse principale avec un accès par escalier. Je m’installe dans ma chambre au 2ème étage, une chambre cosy et coquette comme je les aime. Le parquet d’époque a été conservé et lui confère une note historique. Ma chambre, petite mais ultra-fonctionnelle, est un petit nid douillet où je m’installerai volontiers pour plusieurs nuits. Une literie de qualité, des tons et tissus chaleureux. Une chambre au calme avec vue sur les toits de bordeaux.

La surprise, c’est cette cour intérieure aménagée en terrasse. Une pépite ! Magnifiquement paysagée, cette terrasse est une parenthèse bucolique ou il fait bon prendre un thé en fin de journée après avoir déambuler des heures sur le pavé bordelais.

L’accueil est charmant et attentionné avec ce goût du partage et de l’hospitalité qui fait parfois défaut dans l’hôtellerie traditionnelle. J’aime à dire qu’il y a des hôtels à l’esprit maison d’hôtes et celui-ci en est. On me conseille volontiers sur les bonnes adresses restaurant tout en me sensibilisant aux « pièges à touristes ». Honnête et efficace, j’adore !

Ca tombe bien, à mon arrivée, mon regard s’est arrêté sur la porte voisine, un restaurant africain. Je demande confirmation de ma bonne impression. Check ! Ca peut paraitre un peu atypique de choisir une cuisine africaine lors d’une escapade bordelaise mais je fonctionne à l’envie, à l’instinct et j’avoue que La djaf m’a de suite fait de l’œil.

Je ne m’y suis pas trompée. Une jolie petite salle aux couleurs africaines, tout en sobriété et seulement quelques tables. La carte se décline en quelques plats seulement. Je choisis un poulet yassa : une assiette délicieuse aux saveurs créoles. Il ne fait nul doute qu’une professionnelle est aux commandes de ce restaurant impeccablement tenu. Une adresse soignée, différente. A recommander sans hésiter !

Avec de telles adresses, je me promets de revenir et séjourner quelques jours pour visiter Bordeaux. Ma courte escapade a été l’occasion de déambuler au hasard du vieux Bordeaux et de m’abandonner sur la célèbre place du miroir d’eau. Il y aurait eu tant à voir, à faire, à expérimenter : s’initier à l’art du cannelé, profiter des marchés de la ville, parcourir le pittoresque quartier des Chartrons ou encore plonger dans l’alternatif à Darwin. Ce sera pour une prochaine occasion.

D’ici là, je vous invite à parcourir le blog carnet d’escapades de ma copine Laurène qui partage ses découvertes bordelaises.