Horizons Sancy : un festival d’art contemporain en pleine nature

L’été 2016, je découvrais la 10ème édition d’Horizons Sancy, un festival conjuguant art & nature. Séduite par ce concept Land’Art, je retourne chaque année en terres auvergnates découvrir les nouvelles oeuvres. Remplie d’attentes et d’enthousiasme, ce rendez-vous est devenu un incontournable, un MUST !

Au cœur du Massif du Sancy, cet événement d’art contemporain rassemble 10 artistes, 10 œuvres, 10 sites naturels. L’idée de ce festival était de créer un projet culturel et différent afin de valoriser la région au travers son patrimoine et son terroir. Pari réussi  à 200 % qui réunit les amateurs d’art, les locaux et les visiteurs venant d’horizons divers.

Les créations artistiques trônent en pleine nature et se découvrent lors de balades et randonnées. Des artistes internationaux sélectionnés par un jury installent ces œuvres éphémères dans des lieux différents chaque année. Chaque œuvre s’intègre parfaitement au paysage et offre un panorama sur le massif du Sancy. C’est une parfaite union nature et culture. Elles étonnent, surprennent, interpellent par leur originalité et leur message. Une créativité sans limite. Une exposition à ciel ouvert qui révèlent les plus beaux paysages du Sancy et son environnement le temps d’un été. Souvent posées hors des sentiers battus, ces créations offrent un nouveau regard sur les vastes étendus du massif. On découvre des villages et hameaux oubliés, une chapelle sur son perchoir, une vue inédite. On se balade parmi les volcans d’Auvergne, sur un puy, aux abords d’un lac de cratère…

Un rendez-vous unique. On part à la recherche des œuvres en empruntant des sentiers balisés permettant de randonner de 1 à 4 heures, des parcours qui séduisent et sensibilisent toutes les générations. Randonner dans la chaine des puys à la découverte des paysages volcaniques qui ont façonnées l’Auvergne, c’est grandiose et lorsqu’en plus, on y mêle des œuvres de land art, ça devient magique.

 

Au cours de mes visites lors des éditions de 2016 à 2019, j’ai sélectionné pour vous 10 créations, 10 œuvres qui m’ont transportées au cœur d’une Auvergne que je ne connaissais pas, 10 œuvres qui m’ont fait rêver et réfléchir, 10 œuvres qui m’ont fait voyager dans un écrin de nature sauvage.

Reliefs sous le pic de Capucin. Une passerelle poétique entre l’homme et la nature. Une petite randonnée de 3 km au départ du Mont-Dore qui nous a conduit au sommet du Capucin avec une vue magistrale sur le Sancy et la vallée de Chaudefour en contrebas.

The rhythm of wind. l’interaction du vent et d’un métronome pour prendre conscience du rythme de la nature. Encore une petite randonnée de 3 km au départ du pittoresque village de Beaune Le Froid, connu pour ses caves à Saint -Nectaire.

Panorama à la Roche Nité. Un tunnel pictural pour s’immerger de couleurs et de paysages. 3 km de randonnée à travers les estives pour jouir d’un point de vue sur la chaine des puys

Distortion Unit au Puy d’Allou. Un kaléidoscope géant provenant du recyclage d’une citerne agricole.

Transhumance. Une sculpture cabane, une roulotte de bergers posée dans les estives de La Godivelle

Eté 67 et ses 10 tentes multicolores. Tel un retour en arrière de l’histoire du Lac de Laspialade à l’époque où les berges se transformaient en camping le temps de l’été.

Take a moment est une ode au ruisseau d’Entraigues. L’œuvre se présente comme une dentelle romantique ou une canopée suspendue au-dessus du ruisseau.

Ghungroos dans les bois de la cascade du Rossignolet au Mont-Dore.

 

Le rire des fées au puy de Combegrasse.  Un jaillissement de lignes tendues vers le ciel perce l’horizon. Le paysage de la Chaîne des Puys est découpé en fines lamelles par le faisceau des lignes.

Akènes, ouverture céleste dans la forêt de Courbanges ou.. Dissémination éruptive élu coup de coeur du public en 2019.

Pas facile d’en choisir 10 sur ces 5 dernières années. Chaque oeuvre, chaque lieu invite à la contemplation. Si comme moi, vous êtes fan de land’art, de nature et culture, d’art et rando, réservez 3 journées ou plus pour ce rendez-vous estival d’un autre genre. Retrouvez toutes les infos sur le web et n’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de conseils ou suggestions pour un futur séjour en Auvergne. Je vous livre deux belles adresses à partir desquelles, j’ai pu rayonner et découvrir toutes les œuvres à mon rythme.

Mes plus belles adresses d’escapade

Ici ou ailleurs, aux 4 saisons, j’aime partir à la découverte de nouvelles adresses, de nouveaux lieux pour m’offrir une nuit ailleurs et profiter de petits moments d’évasion simples et ressourçants. Des adresses parfois hors des sentiers battus qui respirent l’hospitalité. De la maison d’Hôtes de caractère à l’hôtel de charme, je vous dévoile une sélection de mes adresses préférées.

En Suisse :

Si comme moi, vous aimez les lieux chargés d’histoire, la Suisse compte bon nombre d’hôtels appartenant au label Swiss Historic Hôtels.   De l’auberge de campagne au prestigieux hôtel, la Suisse regorge d’établissements au patrimoine remarquable

Lire la suite de « Mes plus belles adresses d’escapade »

Au pays des narcisses sauvages

Alors que nos envies d’évasion printanières sont en pause (#printemps confiné), la nature poursuit son réveil. Les premières narcisses fleurissent sur les hauts de la Riviera du Léman et me rappellent le souvenir d’une belle randonnée entre lac et montagnes à la recherche de la célèbre narcisse des poètes.

 

L’excursion du jour commence à la gare de Montreux où je monte à bord du train belle époque, direction Les Avants. Le train grimpe sur les hauteurs laissant échapper une vue plongeante sur le Lac Léman et les cimes encore enneigées. Ah ! La suisse et ses trains historiques, un voyage dans le temps !

 

Arrivée aux Avants, un funiculaire hors d’âge nous conduit à 1178 mètres d’altitude, au cœur d’un magnifique panorama alpestre. La Dent de Jaman, les Dents du Midi se dessinent parfaitement dans ce ciel d’une douceur printanière.

Chaussures de rando, bâtons, sac à dos, c’est parti pour … une randonnée sur le sentier des narcisses : 2 heures de balade contemplative.  On emprunte le sentier de crête balisé en direction du belvédère du Cubly. On entre dans une forêt qui nous offre quelques fenêtres avec vue sur les montagnes environnantes. Les Dents du Midi et ses 7 pointes nous accompagnent.

On traverse une grande clairière où malheureusement les narcisses sauvages se font de plus en plus rare. Après 45 minutes de marche, on atteint le belvédère du Cubly. WAOUH ! Le panorama sur l’ensemble du bassin lémanique est grandiose. Du haut de ce balcon. on embrasse le paysage sur la riviera de Montreux à Lausanne, Vevey et le vignoble du Lavaux, le lac dans sa beauté magistrale avec le ballet des bateaux Belle Epoque sur le lac. C’est magique, le temps s’arrête. On aimerait se poser là, un livre à la main et attendre le coucher de soleil pour ne redescendre qu’à la nuit tombée !

Puis la rando se poursuit par la descente d’une série d’escaliers très raides. Sur la gauche, un pré de narcisses. De part et d’autre, isolées ou en masse, elles sont en pleine floraison et tapissent les prés et les sous-bois, laissant échapper leur parfum délicieusement sauvage. On rejoint le hameau isolé d’Azot avec ses chalets à la Heidi et toujours cette vue sur le lac Léman et les Alpes Valaisannes. Dans les pâturages, les narcisses sauvages cohabitent avec les pissenlits. Après un petit raidillon pour rejoindre Les Avants, le chemin aménagé continue en forêts avec des prairies parsemées de narcisses. On arrive dans une clairière où est posé un banc, un banc 5 étoiles avec vue. Un petit chalet en contrebas, une plongeante sur le lac et toujours,  les Dents du Midi en toiles de fond. On ne s’en lasse pas. Les prés à narcisses se font très denses et un panneau explicatif sensibilise à la sauvegarde de ces fleurs. Cueillir mais pas trop. Juste un bouquet pour le plaisir des yeux et le parfum enivrant.

La fin de ce parcours en boucle approche, on entends le sifflement du train, celui qui nous ramènera  à Montreux. Avant de faire le trajet retour, je marque une dernière pause sur un banc (je suis une fan des bancs avec vue #monbancàmoi , celui ci est dédié à Vladimir Nabokov sur le parcours de http://www.rencontres-inspiration.com. Dernier regard sur ce paysage champêtre. Une balade tranquille, à faire à deux, en famille pur admirer l’éveil de la nature et ses fleurs sauvages.

Plusieurs parcours balisés sur les hauts de la Riviera Vaudoise permettent de découvrir ce symbole régional durant toute la période de floraison. Le parcours des Pléiades, aussi accessible en train, est tout autant splendide avec une floraison plus tardive. Selon la météo des narcisses, à vous de choisir votre parcours !

 

Art & Culture à Lille

Dans tout l’hexagone, la France regorge de belles villes à découvrir, de Lille à Marseille, de Bordeaux à Lyon. Bien qu’à son évocation, il ne fasse pas rêver, le Nord n’échappe pas la règle. Si il devait y avoir un top 10 des villes de France à visiter, Lille et sa métropole figurerait sans nul doute dans le haut du classement.

En avril 2019 à l’occasion du salon des blogeurs de voyage, j’ai pris le temps de découvrir ce lieu qui m’était jusqu’alors parfaitement inconnu et qui je l’avoue n’avait guère inspiré mes envies de découvertes. Mes différentes rencontres avec les copains blogueurs me vantant les louanges de leur région et les récits inspirés de mes hôtes nordistes m’auront convaincu de prêter un peu d’attention à ce grand nord. Je m’étais imaginé une ville sous la grisaille urbaine, sans grand intérêt touristique, où le ciel est toujours gris. Ah les clichés et autres préjugés ! J’ai finalement découvert une ville agréable à vivre en éveil printanier  sous le soleil d’Avril. J’ai été charmé par son architecture, son caractère, sa vie culturelle, sa gastronomie…  La Métropole Lilloise est pleine de surprises et a su se réinventer malgré sa réputation peu glamour.

LA VIEILLE VILLE

A pied ou à vélo, le Vieux-Lille se révèle en déambulant dans ses rues pavées, ses places, ses monuments historiques. Flâner au hasard pour apprécier le caractère de ses maisons de briques rouges, pousser la porte d’un estaminet pour goûter les saveurs du terroir, s’asseoir en terrasse sur une place pour ressentir l’ambiance de la ville. Le Vieux-Lille est plein de charme avec ses nombreux monuments, son architecture flamboyante et ses façades colorées. Vraiment, je ne m’attendais pas un tel ensemble, remarquablement restauré.

Un conseil : séjournez dans la vieille ville pour profiter pleinement de ses petits commerces, bars et restos et utilisez les vélos en libre-service pour déambuler à votre guise. Vraiment pratique.

Une adresse : je recommande cet appartement en plein cœur du Vieux Lille dans une courée privée avec de petites maisons typiques. Topissime !

LE QUARTIER EURA LILLE

Dès mon arrivée à Lille, j’ai été frappé par le modernisme de ce quartier et j’ai beaucoup aimé sa dynamique. Je me suis livrée à une véritable balade architecturale, appareil photo en main. Les lignes futuristes des tours contrastent avec les bâtiments de style brutalisme. La réhabilitation de ce quartier par des architectes de renom est une vraie réussite.

LA VILLA CAVROIS

Autre œuvre architecturale près de Lille : la Villa Cavrois. Un coup de cœur. Le Taj Mahal de la Metropole Lilloise. J’ai passé plus de 2 heures à visiter ce lieu d’exception, difficile d’en repartir. Si vous avez la possibilité, faites une visite guidée pour connaitre tous les détails de cette villa classée monument historique depuis 1990. Elle est l’oeuvre emblématique de l’architecte Robert Mallet-Stevens, une figure du courant moderniste après avoir été abandonnée et vandalisée pendant de longues années. D’origine, elle a été conçue dans les années 30 pour Paul Cavrois et sa famille, un industriel du textile, puis a servi de caserne durant la Seconde Guerre Mondiale pour être réaménagé par les Cavrois au lendemain de la Libération. En 2003, un gigantesque chantier a été entrepris pour s’achever en 2015 et lui redonné son état d’origine. Un pari audacieux pour une réussite incontestée. Un château contemporain à quelques minutes de Tram de Lille pour un voyage dans le temps. A ne manquer sous aucun prétexte pour reprendre la formule d’usage !

LA CONDITION PUBLIQUE

Quand le patrimoine industriel de la ville de Roubaix se réinvente en lieu culturel. C’est l’histoire de ce bâtiment monumental de 1902, un des premiers édifices de béton recouvert de toit en terrasses, un toit aujourd’hui investi par les street-artistes. L’édifice s’organise autour d’une rue couverte qui le traverse en plein milieu et en fait un lieu très atypique. A l’origine, usine de conditionnement des matières textiles, la condition publique a été rehabilité en manufacture culturelle avec des expositions, des ateliers, des concerts…
Ce n’est pas un lieu à vocation touristique à proprement parlé mais jetez un œil à la programmation et courrez-y ! J’ai eu le privilège d’une soirée privée avec visite guidée, j’ai adoré ! Suis tellement fan de ces lieux chargés d’histoire qui ont été réhabitlié en zone culturelle dans un courant alternatif. Tout autour de la Condition Publique, il y a un parcours d’art urbain entre friches et murs de briques. Roubaix s’offre une renaissance par le street-art.

LA PISCINE

Le musée d’art le plus « instagrammable » de France. Imaginez une collection de Beaux-Arts dans une piscine. Il fallait le faire. Dans style art-déco, la piscine municipale accueillait dans les années 30 les enfants d’ouvriers du textiles ainsi que les enfants des riches familles industrielles. Un lieu de loisirs de grande importance pour ses habitants. En 1985, la piscine ferme pour des raisons de sécurité (sa voute est fragilisée) Il faudra attendre 1994 pour qu’un projet de réhabilitation se profile. Et quel projet ! Sans nul doute un des plus beaux musée de France. Même si on n’est pas passionné de Beaux-Arts, le caractère insolite et atypique de cet endroit vaut le détour. J’ai beaucoup aimé l’exposition photo de Naime Merabet, algérien arrivé à Roubaix en 1981 à l’âge de 3 ans. Son expo « Fenêtre sur l’Algérie » installée dans les cabines de douches m’a transporté et fait voyagé en Algérie à travers son regard photographique.

Avec la Piscine et la Condition Publique, Roubaix a su reconsidérer son patrimoine industriel et renaître par sa dimension culturelle. Pour les fans de cuture et patrimoine, une journée à Roubaix s’impose.

Conseil : tous ces lieux culturels sont facilement accessibles par les lignes de tram de la Métropole Lilloise. Il est aussi possible d’acheter les billets combinés et coupe-file.

LE CENTRE HISTORIQUE MINIER DE LEWARDE (Hors MEL)

Ce séjour à Lille fût l’occasion de passer une journée avec nos fidèles hôtes nordistes, Jean-Louis et Danielle. Ils nous ont fait découvrir le centre historique minier de Lewarde. Alors là, attention méga coup de cœur. Une découverte captivante. Au cœur du bassin minier, le site est installé sur l’ancienne fosse Delloye sur un site de 8 ha et 8000 m de bâtiments industriels. Ce centre est un veritable témoignage de l’activité minière, l’histoire de plusieurs générations évoquée avec brio. Ludique, passionnant, captivant… tous les superlatifs peuvent y passer et pourtant, je ne suis pas spécialement fan des centres historiques qui souvent sont trop ennuyeux à mon goôut. Là, on y passe des heures sans jamais se lasser, on se délecte de souvenirs, des anecdotes et récits éclairés d’un ancien mineur dans son patois ch’ti. Authentique et original. Ne manquez pas de réserver votre visite avec un ancien, un must.

Nous avons mangé au « Briquet ». Zola dans Germinal évoquait ce mot. Il s’agit du casse-croute du mineur en référence à un petit pain en forme de brique. Le restaurant Le Briquet est installé dans l’ancienne scierie de la fosse et on y déguste des plats typiques du nord dans une ambiance conviviale. Une super journée.

Les bonnes adresses

Durant notre séjour, on a aimé :

– L’estaminet Au Vieux de la vieille
– Le bierbuik-bloemeke : le restaurant de Florent ladeyn avec un concept innovant.
Côte bonnes adresses, je vous recommande le livre de ma copine blogeuse Laurianne « Aimer Lille »

Un grand week-end d’hiver à Bonneval sur Arc

Ça faisait des lustres que je rêvais d’un séjour hivernal à Bonneval sur Arc, un village de montagne parmi les plus beaux villages de France. Depuis des années, ce village de bout du monde dans la Haute Vallée de la Maurienne me charmait tant par son caractère montagnard et isolé que par la beauté sauvage de ces paysages enneigés. Au creux de Janvier 2020, nous troquons quelques jours notre authentique Val d’Hérens pour rejoindre ce village pépite de l’autre côté de nos Alpes Valaisannes.

Nous arrivons de nuit, en début de soirée, et posons nos valises en plein cœur du vieux village à la maison d’hôtes La Greppa. Dès les premiers pas, je ressens l’atmosphère authentique du village et ce rendez-vous idyllique que je me suis imaginé est bel et bien là. Parfois, on idéalise tellement un lieu que la première rencontre est décevante. Là, ce n’est pas le cas, le charme opère instantanément et les jours suivants sauront combler mes envies d’hiver et d’ailleurs.

Nous sommes chaleureusement accueillis par Annie et Patrick dans l’unique chambre d’hôtes de leur maison et commerce. La maison fait partie des images bien connues de Bonneval. Presse tourisme, reportages télé se sont arrêtés dans ce chalet de bois et de pierres. La maison est construite dans la plus pure tradition avec ses toits de lauzes et ses pierres brutes. Notre chambre est à l’image du lieu : authentique ! Une belle chambre de style montagnard avec un ensemble d’éléments taillé dans du vieux mélèze par un artisan local. Une chambre épurée et confortable à souhait avec le plaisir de profiter d’excellents petits-déjeuners et goûters dans le salon de thé au-dessus. Patrick nous livre ses bonnes adresses pour manger au village : 2 restaurants à 2 pas de notre hébergement pour une excellente cuisine terroir. Un village, un hébergement, des restaurants qui respirent bon le terroir… que demander de plus pour les amoureuses de plaisirs simples que nous sommes !!! 2 ou 3 idées de balades et le bonheur d’une escapade hivernale se joue maintenant.

Où se balader en hiver au départ de Bonneval sur Arc ?

On a laissé notre véhicule au parking afin de profiter de 3 jours sans voiture, entre balades hivernales, rando-raquette et ski de fond. Les plaisirs nordiques avant tout ! Pour être honnête, ce fond de vallée ne se prête pas à la randonnée raquette. Aucun parcours balisé n’existe. En revanche, les sentiers hivernaux sont parfaitement damés et entretenus offrant ainsi de belles balades hivernales sans avoir besoin de raquettes à neige. Une bonne paire de chaussure d’hiver, une paire de crampons-neige et le tour est joué.

  • Le hameau de ecot : Un incontournable ! c’est le hameau de « Belle et Sébastien ». On y accède en 1 h 30 de montée avec de nombreuses pauses photo !!! C’est une randonnée facile, accessible à tous par un chemin damé (route carrossable en été ). Le hameau est perché à 2000 m d’altitude et à 4 km de Bonneval en remontant la rivière : l’Arc. Chargé d’histoire depuis le moyen âge, il est à présent protégé depuis 1971. Quelques maisons traditionnelles de pierres et de lauzes regroupés sur un perchoir surplombent la vallée. En ce mois de janvier, le hameau semble endormi. Seules au monde, on profite de ce balcon ensoleillé pour une pause pique-nique sous l’oeil bienveillant de la Chapelle Sainte-Marguerite.

Puis, je décide de prolonger la balade jusqu’à un lieu nommé Trièves d’où se dessine un cirque glaciaire d’une beauté enchanteresse. Sous l’épais manteau neigeux, l’eau crée des formes neigeuses aux lignes artistiques. Juste magique ! Ca me donne très envie de revenir en été pour redécouvrir ces paysages.

  • Le chemin du Petit-bonheur : un sentier qui porte bien son nom. Nous l’avons emprunté de Bonneval sur Arc jusqu’à Bessans, env. 9 k pour une randonnée hivernale le long de l’arc. C’est un plateau nordique très fréquenté par les fondeurs. Piétons et skieurs se partagent la piste pour une balade tranquille au fil de l’eau.

En chemin, nous nous sommes arrêtés au hameau de Villaron pour une halte gourmande dans un gîte. Arrivées à Bessans, nous avons pris la navette gratuite (ligne M12) pour retourner à Bonneval où notre gouter crêpe nous attendait !

  • Le vieux village de Bonneval :  Cerné par l’imposant Massif de la Vanoise, le vieux village a su traverser les âges en conservant son patrimoine bâti. On comprend qu’il appartienne à la famille des plus beaux villages de France, c’est le village carte postale. En hiver, il est le dernier village de la vallée à 1850 m d’altitude, il est sans voiture et bénéficie d’un enneigement optimal. Autant d’éléments qui participent à son pittoresque. Les toits de lauze sont recouverts d’une épaisse couche de neige, les ruelles enneigées donnent le décor hivernal à l’habitat traditionnel, l’atmosphère paisible nous invite au lâcher prise. Tout invite à la déambulation. Il règne une ambiance de bout du monde où authenticité rime avec convivialité. Les villageois se connaissent et cultivent un certain gout de l’hospitalité où les valeurs et le sens de l’essentiel priment. On est loin du tourisme de masse de certains villages transformés en industrie du ski !

Cerise sur le gâteau ! une étape de la Grande Odyssée est passée par Bonneval au cours de notre séjour. Un véritable spectacle à ciel ouvert dans les étroites ruelles du village et la joie de vivre un moment privilégié avec les huskies.

A présent, une seule envie… Revenir en été par le célèbre Col de l’Iseran. Si comme moi, vous aimez la montagne et le patrimoine, vous allez adorer ce petit coin préservé.

Carnet d’adresses :

Activités en Terres Nordiques

I

Mars 2018 : retour sur une semaine pas comme les autres, plongée dans un monde inconnu qui relève de l’imaginaire.

Je ne savais rien de la Laponie avant de partir et quel bonheur de se laisser bercer par l’inconnu, sans attentes préalables. Lâcher prise et m’en remettre aux bons soins de Jérôme et Céline, des passionnés ayant à cœur de partager leur petit coin de paradis et nous faire vivre le meilleur de leur Laponie. 

Vous le savez sûrement déjà, je vis dans les Alpes Valaisannes en Suisse. Mon terrain de jeu est la montagne. En hiver, mes activités s’articulent autour du ski nordique, la balade hivernale et la randonnée raquette. Mais en Laponie, elles ont pris une toute autre dimension. Il faut dire que ces activités n’en sont pas tout à fait, c’est avant tout un art de vivre et les grands espaces enneigés invitent à ces pratiques.

Chaque journée de notre voyage en Laponie Finlandaise, je me suis émerveillée de moments simples : marcher de longues heures sur lac gelé, admirer les couchers de soleil sur ce grand désert blanc, randonner au milieu des forêts enneigées… Je me suis aussi régalée de moments plus atypiques, voir insolites, aller faire courses au village en luge lapone ou me rouler dans la neige après mon sauna quotidien.

Et puis, il y a eu ces moments expérientiels, ces moments qui me laissent aujourd’hui un souvenir nostalgique. J’ai testé pour vous !

La pêche blanche en Laponie

J’ai toujours voulu tester la pêche blanche, intriguée par cette pratique. Une pratique que l’on retrouve au lac du Guéry, dans mon Auvergne natale, mais c’est en Laponie que je m’y suis initiée. C’est en fait de la pêche sous la glace, une pêche répandue dans ces contrées; plus qu’une pêche, c’est un état d’esprit. S’installer au milieu de l’immensité gelée, percer un trou, préparer son matériel, s’asseoir sur une peau de renne et attendre patiemment qu’il se passe quelque chose. Et il se passe quelque chose ! La prise d’un poisson n’est pas l’essentiel mais ce sentiment de plénitude qui vous gagne, lui, l’est. C’est un moment de contemplation au milieu d’un paradis blanc où le calme ambiant règne. Le silence est roi, parfois rompu par un attelage de chiens polaires traversant ces grandes étendues. Des instants précieux de petits bonheurs simples que je ne suis pas prête d’oublier.

Le fat bike en Laponie

Dans une version plus sportive, j’ai pédalé sur l’immensité du lac gelé… au guidon d’un fat bike. C’est ce vélo aux pneus surdimensionnés. Si comme moi vous aimez le vélo ou la rando vtt, vous allez adorer les sensations du fat bike. Pédaler sur les sentiers enneigés, c’est … déroutant !

Lorsque j’ai vu passer une habitante traverser le village avec son vélo des neiges, ma curiosité m’a poussée et je n’ai pas pu résister à me mettre en selle. Pédaler sur un lac gelé ! Comment dire? Energisant et épuisant à la fois. Deux heures durant, je me suis enivrée de ces nouvelles sensations mêlant d’intenses efforts à une immense sensation de liberté. J’ai adoré ! Entendre la neige crissée sous les pneus, sentir le froid polaire sur mes joues à chaque coup de pédale, ressentir de nouvelles sensations de glisse et de vitesse. Enfin, tout est relatif ! Pour la vitesse, j’exagère un peu car pas si facile de dompter l’engin sur la neige: trouver son équilibre et avoir une bonne conduite. Autant l’avouer, selon la qualité de la neige, c’est coton !

Vous n’avez peut-être pas prévu de séjourner en Finlande cet hiver mais sachez que dans nos Alpes ou autre massif de nos contrées montagnardes, il est possible de pratiquer ces activités . Des stations d’hiver touristiques organisent des sorties-découverte de pêche blanche ou encore des descentes en fat bike. Voilà de quoi ré-enchanter votre hiver !

La Réunion : l’ile intense

Si on partait dans l’hémisphère sud !

En juin 2018 ( le temps passe vite) je passais une dizaine de jours sur l’ile de la Réunion, à l’occasion des Francophonies du E-tourisme, un séjour entre travail et découverte pour parler « Tourisme et habitants ». Un lieu de circonstance pour aborder cette thématique. La réunion, l’ile intense, l’ile aux milles visages. Je la connais un peu cette ile ou plutôt j’ai le sentiment de la connaitre un peu. Toute l’année, je mange du « Rougail Saucisse » et le fameux Hoarau’s cari ! (clin d’œil à ma belle famille Hoarau).

J’y ai d’ailleurs séjourné 10 ans plus tôt pour découvrir la culture réunionnaise, le village de l’Entre-deux où réside encore quelques membres du clan Hoarau et plus encore ! J’étais donc ravie de retourner en terres réunionnaises pour ces quelques jours de francophonies. Bien que le voyage fut principalement consacré au travail, j’ai pu m’offrir 2 ou 3 excursions sur les Hauts et surtout, par les échanges avec nos hôtes locaux, j’ai pu vivre et ressentir la culture PEI tout au long du séjour. Un souvenir que j’avais envie de partager ici.

LA COTE OUEST

Je me suis installée quelques jours à Saint Pierre dans le quartier de pêcheurs de terres-saintes. Saint Pierre est la 2ème ville de l’ile, elle s’est développée grâce à ses activités maritimes et agricoles. Avec son arrière-pays et sa situation privilégiée pour rayonner, la vie séduit de plus en plus les visiteurs. Elle affiche par ailleurs un certain art de vivre pour les locaux. Saint-Pierre m’apparait comme un point stratégique pour visiter les lieux touristiques alentours et s’imprégner de la vie locale, de cette douceur de vivre à la créole. Se balader sur le front de mer, attendre le retour des thoniers sur le port, déambuler dans les ruelles du Centre-Ville, flâner dans le quartier de Terre-Sainte, faire le plein de saveurs sur le marché du Samedi, admirer un coucher de soleil sur la plage, découvrir les villages de l’arrière-pays, partir à l’assaut du volcan, randonner dans le cirque de Cilaos…

SUR LES HAUTS

Le cirque de Cilaos, je me souvenais de cette route aux 400 virages qui livre des points de vue extraordinaire. La perspective de revoir le village de   Cilaos me réjouissait. 10 ans plus tard, rien n’avait vraiment changé, l’âme des lieux était là. Un village au caractère créole, un cadre majestueux, des iles solitaires, un charme incomparable et indescriptible.

LE PITON MAIDO

C’est LE point de vue sur le cirque de Mafate, perché tel un nid d’aigle à 2190m. Se lever tôt, très tôt. C’est haut et c’est beau. J’aurai pu rester là pour l’éternité, photographier chaque jeu de lumières, profiter de ce balcon d’exception, contempler ce panorama remarquable.

LE PITON DE LA FOURNAISE

En route pour le célèbre volcan. Aux premiers kilomètres, la route prend des airs de petite suisse avec des paysages verdoyants laissant apparaitre une fenêtre sur le piton des neiges. Les nuages jouent à cache- cache offrant des paysages contrastés. Puis, après un virage, l’immensité : la plaine des sables, je me souviens très bien de ma réaction lors de ma première découverte en 2008… bouché bée… ébahie…waouh- La magie opère à nouveau comme si c’était la première fois, 10 ans plus tard. Je ne sais pas à quoi ressemble la lune, Mars ou une autre planète mais j’ai l’impression d’y être, tellement c’est irréel. Ce jour-là, j’ai pédalé sur la lune, je vous le raconte ici.

RENCONTRES ET SAVEURS LOCALES

La Réunion ne serait pas La Réunion sans ses multiples facettes culturelles, ses couleurs et saveurs. Cette immersion avec les locaux nous a fait découvrir quelques belles adresses pour déguster quelques produits locaux et savourer la cuisine créole. En voici quelques unes :

Et que serez la cuisine réunionnaise sans le fameux pique-nique créole. Plus qu’une tradition, c’est une institution, un art de vivre. Merci les zamis de La Réunion pour ce moment d’exception.

Autre moment incontournable de la vie locale… le marché. Celui de Saint-Pierre est une tradition vivante. Les producteurs locaux sont au rendez vous chaque samedi. La tentation est devant chaque étal. Les couleurs, les odeurs, les visages, l’atmosphère singulière… ça respire la convivialité et l’art de vivre à la Réunionnaise.

Ce second séjour sur l’ile intense m’aura définitivement donné des envies… d’y retourner et même de m’y installer quelques mois. Un doux rêve !

 

 

 

12 mois de découvertes et petites aventures !

L’année 2019 est à présent terminée et je réalise que ça fait une éternité que je ne suis pas venue sur ce blog. Parmi mes bonnes résolutions 2020, partager plus régulièrement mes balades et petites escapades. Du coup, je vais commencer l’année par une rétrospective de mon année 2019. Avant cela, je vous souhaite une très belle année 2020. Qu’elle soit remplie de jolis moments, de plaisirs simples, de belles découvertes … et tout ce que vous attendez d’elle !

« Toutes les choses ont leur beauté mais tout le monde ne sait pas les voir » Andy Warhol

Janvier

Je suis partie en Sibérie ! Non, en réalité, mes envies nordiques m’ont portées dans celle que l’on nomme la «Petite Sibérie de Suisse » : la vallée de la Brévine. Un lieu au micro-climat glacial avec son lac gelé et ses villages à l’atmosphère polaire. De l’autre côté de la frontière Suisse, on s’est réfugié dans une ferme comtoise : l’Arbre à chapeaux à Grand’Combe Chateleu, un village qui compte un grand nombre de tuyé. Cette maison d’hôtes de caractère mériterait à elle seule un article : un lieu d’expression artistique et une table d’hôtes gourmande servi dans un authentique tuyé.

Parce que j’aime les contrastes… Après ce bol d’air sibérien, c’est à « la Capitale » que nous avons posés nos bagages quelques jours. Histoire de se nourrir d’art et de culture, voir l’exposition de JR à la maison de la photo, déambuler à la Buttes-aux-cailles à la recherche de nouvelles œuvres street-art…

FEVRIER

J’ai profité des paysages enneigés de ma vallée et j’ai testé mes nouvelles raquettes à neige. Le bonheur d’un hiver à la montagne. Entre deux randonnées raquettes, quelques expos photos & art proche de chez nous dont celle de Yann-Arthus Bertrand à la Fondation Opale. Et je n’oublie pas ma rencontre avec Antoine, cet artiste qui fait du street-poncing. Heureuse d’avoir pu m’offrir une œuvre de cet artiste dont on a pas fini de parler !

MARS

Pour la première fois (après 30 ans de vie en suisse quand même) j’ai assisté au carnaval de Bâle. Je crois que je vous reparlerai de ces carnavals traditionnels en Suisse. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville, ses musées, sa culture, sa richesse patrimoniale et j’ai hâte d’y retourner un week-end de printemps.

Notre premier week-end printanier nous a amené dans la région du lac d’Annecy entre lac et montagne. Je garde un super souvenir de notre séjour à la chambre d’hôtes La Grangelitte. Lucie nous a donné de précieux conseils pour porter un nouveau regard sur cette région que nous connaissons bien.

AVRIL

Le mois du WAT ! Entendez par là We Are Travel, le salon des blogueurs de voyage. Le rendez-vous que je ne manquerai pour rien au monde. C’était à Lille et ce fut une belle occasion de découvrir cette ville du nord. Au programme, architecture, culture et gastronomie locale et je suis ressortie conquise par les atouts touristiques de cette destination.

MAI 

C’est les vacances, les vraies ! Une pause bienvenue en plein cœur du printemps. L’an passé, j’avais fait une halte de 24 heures à Sète et je m’étais promis d’y retourner très vite. Promesse tenue ! Quelques jours dans les terres héraultaises à Moureze : le cirque de Mourèze, Villeneuvette, le lac de Salagou, Saint Guilhem le désert. La France est belle ! Puis, on s’installe chez Isabelle qui tient la seule et unique maison d’hôtes de la Pointe Courte à Sète : les saveurs iodées, pédaler sur le front de mer, le musée insolite du MIAM et plein de petits moments de bonheurs simples comme je les aime. Je crois que j’ai le béguin pour cette cité maritime, envie d’y retourner inlassablement.

JUIN

Je fais connaissance avec l’art optique au POPA de Porrentruy à l’occasion de l’expo de Saype. Encore un street-artiste que je suis depuis ses débuts. Et sinon, vous connaissez l’art optique ? GENIAL, j’ai adoré. Porrentruy est par ailleurs une très jolie ville. Non loin de là, Saint-Ursanne, parmi les plus beaux villages de Suisse, le Doubs qui se faufile entre Suisse et France et une étape de charme à l’Hôtel Taillard. Une adresse comme je les aime.

JUILLET

Début juillet, j’avais rendez-vous avec mon auvergne natale et le festival Horizons Sancy : un festival land’art au cœur du Massif de Sancy. Voilà maintenant quelques années que je suis devenue une fidèle de ce festival. C’est toujours l’occasion de découvrir des créations originales, de nouveaux paysages et aussi de nouvelles adresses. Cette année, on s’est posé au Grand Hôtel du Mont-Dore, un hôtel du siècle passé tenu admirablement par Laure et Armand et quelques belles auberges terroir dans les proches alentours.

Le truc qu’il ne fallait pas manquer l’été 2019, c’est la fête des vignerons à Vevey : une fête qui a lieu tous les 25 ans au cœur de la plus grande scène mobile du monde. Aurons-nous la chance d’y retourner dans 25 ans !!!

AOUT

J’ai fait le tour du monde en 5 jours grâce au CIME. Famille et amis nous ont rendus visite dans notre belle vallée pour quelques randonnées estivales. Un été intense et bien rempli avec l’accueil de nos hôtes au www.chaletlerucher.ch

Parfois, je m’échappe 24 heures pour faire une pause. Pas besoin d’aller loin ! je crois que j’ai trouvé mon lieu de ressourcement avec l’hôtel « Bois-Joli » à 1 h 30 de chez moi.

SEPTEMBRE

Je réalise que de plus en plus mes découvertes s’articulent autour de l’art urbain. Alors que la rentrée s’annonce, je file aux Rencontres Photographiques d’Arles. Un must ! je crois que je vais agender ce festival chaque année. Si on aime l’image, la photo, les arts visuels, c’est à pas manquer. Découvrir des expos dans des lieux patrimoniaux d’exception, je suis fan ! On a profité de cette halte dans le sud pour « voir la mer », séjourner dans ma maison d’hôtes préférée, mon indétrônable coup de cœur : le Mas de Mythra aux Saintes Maries de la Mer. Sans oublier un passage aux Carrières de Lumières des Baux de Provence.

100 % culture en septembre : des expos photos plein air ici et ailleurs, une rando musicale, merci le PALP ! et Alt. +1000

Octobre

En octobre se tiennent les rencontres du E-tourisme à Pau. Deux jours de conférences et échanges entre professionnels du tourisme. Pour cette 15ème édition, j’y étais et j’ai joué les prolongations par une petite escapade au Bassin d’Arcachon et ses villages ostréicoles,

puis une étape au Mama Shelter de Bordeaux pour visiter Darwin.

NOVEMBRE

C’est le pus beau mois dans ma vallée, celui ou le paysage se teinte d’or avec les mélèzes jaunis. Pas question de manquer ce spectacle.

DECEMBRE

Le mois des festivités : un city break à Lyon chez Okko Hotel pendant la Fête des Lumières, l’exposition immersion de Picasso à La Sucrière, la Biennale d’Art Contemporain aux Usines Fagor. J’aime les villes et leur diversité culturelle.

Retour à Bâle et son marché de Noël.

Déjà Noel !

Départ dans la capitale auvergnate pour un séjour en famille, je redécouvre ma ville natale. Clermont-Ferrand, si industrielle se réinvente. Le vieux Clermont se mue en parcours d’art urbain. La campagne auvergnate prend des airs de tibet. L’auvergne ne cesse de me surprendre !

2019 m’a fait voyagée entre la France et la Suisse, entre nature et culture. Une année riche de souvenirs, de surprises et de découvertes tout azimut. Pas besoin d’aller loin pour s’évader ! Cap sur 2020 qui s’annonce d’ores et déjà bien différent avec un road trip en Californie prévu en Mars.

Road trip et vélo dans le Golfe du Morbihan

Entre une chasse aux aurores boréales et une semaine de travail volontaire à la Réunion, je suis partie quelques jours prendre un bol d’air iodé en Bretagne.

Trouver un petit hôtel de charme dans le Golfe du Morbihan selon nos critères n’a pas été chose aisée. C’est grâce à une recommandation locale que nous avons posé nos valises quelques jours à l’hôtel du Parc-Fetan à Larmor Baden. (Moralité : toujours se fier aux conseils de locaux ) Et à mon tour de vous vanter les atouts de ce lieu.

 

Ce petit hôtel de charme est un vrai bon plan pour ceux qui recherchent le calme, la mer, le caractère authentique d’un lieu et la rencontre… 

La rencontre d’un couple d’hôteliers, Manuella et Benoit à l’accueil sincère et dévoué. Déjà 12 ans qu’ils mettent leur énergie et tout leur amour dans cet hôtel. Ca se sens et ça se resens. Un amour d’hôtel où l’on a envie de venir et revenir sans cesse au rythme de saisons. Un petit hôtel qui a tout les atouts d’un grand, l’esprit intimiste en plus !

L’auberge d’antan s’est muée peu à peu en Hôtel-Restaurant 3 étoiles avec ses 25 chambres et dix gites, son jardin et sa piscine chauffée.  Dynamiques et passionnés, Manuela et Benoit continuent inlassablement de valoriser leur hôtel et d’améliorer leurs prestations au gré des tendances et évolutions du métier. (un seul mot Bravo et un bel exemple pour la profession !).

Mon conseil : suivez-les sur Facebook et vous allez être irrésistiblement attiré par cette adresse. Une fois que vous y aurez séjourné, vous n’aurez envie que d’une chose, y retourner !

Nous, on avait choisi une petit chambre coté mer, 13 m2 de bonheur, une petite chambre cosy avec un balcon plein sud. Chaque soir et matin, la beauté du Golfe qui se révèle selon les marées, la lumière… 

Chaque matin, on s’est régalé…  d’un petit déjeuner maison, simple et savoureux et du sourire des propriétaires.

Chaque fin de journée, on s’est régalé… de quelques brasses dans la piscine chauffée à 29 edgrens en plein mois de mai.

Chaque soir, on s’est régalé… d’une balade au coucher du soleil dans le charmant port de Larmar Baden suivie d’une dégustation de fruits de mer au restaurant de l’hôtel ou dans les proches environs. (les meilleures huitres que j’ai mangé étaient à la brasserie de la voile blanche)

Bref, on a adoré ce lieu, les pieds dans l’eau qui de plus nous a offert de multiples découvertes dans ses environs.

Les iles

Le Golfe du Morbihan, c’est une mer  intérieure parsemée de nombreuses iles et ilots. On a consacré une journée sur l’île aux Moines au départ de Port-Blanc et une autre à l’ile d’Arz au départ de Vannes.

Pique-nique dans le sac à dos, on a loué les vélos sur place et en avant, alternant balade à pied et vélo. Pas d’itinéraire précis, juste se laisser porter par l’humeur du moment, admirer les belles demeures au façades et jardins fleuris, respirer le parfum iodé de la mer et contempler les paysages changeant au gré de la lumière. Un condensé de bretagne sur ces iles et la joie d’en profiter en toute quiétude en plein mois de mai. 

Les villages  et villes de caractère

Le petit port de Bono et son vieux pont suspendu, un vrai décor de cinéma. Le village est situé au confluent des rias d’Auray et du Bono. Un charme suranné se dégage de ce petit port tranquille et j’ai adoré déambuler dans le village à la lecture des panneaux retraçant l’histoire du village et mis en œuvre par les écoliers du village. Une histoire de transmission entre les générations qui ne me laisse pas indifférente !

Auray aurait pu être classé parmi les plus beaux villages de France avec le port de Saint- Goustan et son caractère médiéval. Niché au creux de la rivière, ce port a gardé son caractère d’antan avec ses rues pavés, ses repères d’artistes, ses étroites ruelles. Un village quasi incontournable qui mérite le détour selon la formule d’usage !

J’ai aussi été séduite par le coeur de Vannes, une ville d’art et d’histoire qui constitue un point de départ idéal pour découvrir le golfe et qui semble être un lien entre terre et mer.  Nous n’avons fait  qu’y passer un jour de marché mais … à remédier !

Marchés et randonnée 

Les marchés ! il n ‘y a pas de vacances sans marchés. Toute la vie locale est là. La première chose que je fais quand je suis ailleurs, c’est de repérer les jours de marché. 

Tous les mercredi et samedi, le marché de Vannes s’installe en centre ville. C’est l’effervescence dans le coeur historique, les saveurs du Morbihan terre et mer se retrouvent sur les étals des producteurs locaux dans les rues du centre, du maraicher à la pêche du jour, de la halle des Lices au marché couvert aux poissons. Un mercredi de mai, c’était une véritable immersion dans la vie  locale avec ce rendez.vous d’ habitants. Un très beau marché qui mériterait de se retrouver parmi les plus beaux marchés de france de l’ami JPP sur Tf1.

Autre lieu, autre ambiance à Port Navalo un vendredi. Port navalo, j’y ai passé des vacances en famille lorsque j’avais 6 ans à peine. J’en ai gardé quelques bribes de souvenirs et il me tenait à coeur d’y retourner. On a choisi d’y aller un jour de marché, le vendredi. Les marchands s’étalent le long du port. Contre toute attente, l’ambiance est villageoise. J’imagine qu’un vendredi en pleine saison touristique,  ce doit être autre chose. On prend le temps, on flâne, on discute, on déguste quelques huitres au bistrot à l’heure de l’apéro, on fait quelques achats pour notre pique nique et randonnée du jour.

Au final, arrivées à 10 h à Port Navalo, c’est à 13 heures seulement que nous commencerons notre petite randonnée en boucle.

De Port-Navalo, on emprunte le sentier côtier qui longe le golfe, les iles, celle de gavrinis avec ses cairns pour rejoindre et traverser le village d’Arzon afin de revenir par le sentier cote mer et le port du Crouesty. Une rando facile en boucle de 2 h environ pour faire le plein d’iode et profiter du panorama maritime. 

Plein les yeux pour cette dernière journée dans le golfe du morbihan qui a réveillé des envies de découvertes de ce territoire à d’autres saisons. Le printemps dans le Golfe, c’est top ! On a adoré la quiétude des lieux, la douceur du climat, la  lumière printanière qui révèle et réveille les paysages maritimes. J’imagine une nouvelle immersion à l’équinoxe d’automne.

Et vous, quelle est votre saison ou moment préféré dan ce coin de Bretagne  ?

24 heures à Sète

Il m’aura fallu à peine 24 heures pour tomber sous le charme de Sète : une ville de bord de mer pas comme les autres. 24 heures pour capter son ADN et son caractère maritime. 24 heures pour me séduire et me convaincre qu’elle méritait bien plus qu’une courte halte.

Après quelques jours passés à Millau à l’occasion du Salon des Blogueurs de Voyages, je n’ai pas pu résister à l’appel du large et l’envie de prendre un bol d’air marin avant mon retour en Suisse. Petit détour par Sète.

17 heures :  je m’installe une nuit à l’hôtel L’Orque bleue. Un bâtiment du 19ième siècle en bordure du Canal Royal. Un emplacement idéal pour cet hôtel de charme de type hausmanien qui allie confort, calme et modernité avec quelques touches art & design.

17 heures 02 :  appareil photo en bandoulière, je pars découvrir la cité maritime. Je longe le Canal Royal où s’alignent de petites barques colorées. La promenade le long des quais est agréable offrant une perspective sur de belles façades ensoleillées.

J’arrive à la hauteur des ponts, ces fameux pont métalliques mobiles qui permettent de faire la liaison entre les canaux et la mer. Sur cette fin d’après midi, j’ai assisté au ballet du passages de bateaux. Puis après avoir traversé la ligne ferroviaire, j’arrive à la hauteur d’un village.

18 heures :   je pénètre dans un autre monde, loin de l’agitation urbaine et de l’activité portuaire de la ville. La pointe courte, un quartier tourné vers l’étang de Thau.

« Au milieu du XIXème siècle, l’arrivée du chemin de fer et le remblaiement de la ligne Bordeaux – Tarascon laissent derrière eux quelques arpents de terre en bordure de l’étang de Thau. Les pêcheurs y construisent des cabanons pour stocker leurs filets et se sédentarisent avec leurs familles. Baptisé la Pointe courte, ce bout de terre et ses traverses aux maisonnettes curieusement décorées où les habitants ont beaucoup d’humour, est devenu mythique depuis que la cinéaste Agnès Varda lui a consacré en 1954 le film éponyme, considéré comme annonciateur de la nouvelle vague. »

C’est un monde à part, un village dans la ville, un lieu pittoresque, un quartier aux charmes surannés que l’on aimerait garder jalousement pour soi… Mais voilà, maintes fois lieux de tournages, le quartier est devenu mythique. Espérons qu’il puisse malgré tout conserver son âme d’autrefois sans tomber dans les travers de la Airnbnbsation. (Bref, c’est un autre débat!)

Au premier regard, je suis charmée par ce quartier  : un alignement de petites maisons de pêcheurs, des étendages de fils à linge le long du canal, quelques terrasses improvisées avec BBQ sur le pavé, d’étroites ruelles, des façades fleuries, des balcons décorés, une déco faites de récup. Une âme bohème se dégage de ce quartier populaire dans un joyeuse anarchie. A la pointe, au bord de l’étang, un capharnaüm de casiers, barques et filets de pêches. J’ai l’impression d’errer dans un décor de cinéma tellement tout est insolite et magique à la fois.

Je déambule inlassablement aux hasards des ruelles. Fascinée par cette atmosphère, seul le coucher du soleil viendra me sortir de ma béatitude.

21 heures : je retourne dans la bouillonnante vie sétoise et ses terrasses bondées le long des quais, à la recherche d’un lieu pour manger quelques sardines. Je m’arrête face à la criée « Oh Gobie », un restaurant qui semble avoir la côte et je me retrouve installée à ma petite table avec pour voisins les acteurs de la série «Demain nous appartient ».  Il ne me reste plus qu’à boire un dernier verre au « Spoon », le café qui jouxte mon hôtel et le pèlerinage est bouclé  !!!

Le lendemain 10 heures : je démarre ma journée par les Halles, un café-croissant dans l’effervescence du marché. Le marché couvert en plein cœur de la ville est ouvert tous les matins. Plus qu’un marché couvert, c’est un lieu de vie pour s’imprégner des saveurs sétoises, un lieu où touristes et sétois se croisent, un lieu pour faire le plein de couleurs, de senteurs et d’iode.

Dès 11 heures, on s’attable devant l’étal du mareyeur et on déguste les huitres de Bouzigue avec un verre de verre blanc. Une institution !

A la sortie des Halles, je fais un stop à la boutique de Sophie Cianni, ramener des tielles sétoises

11 heures 30 : je parcours le centre historique à la recherche d’œuvres Street Art. Sète est un véritable musée à ciel ouvert avec des fresques de Seth, C215 et bien d’autres. Je m’offre une balade artistique le nez en l’air à travers les rues de la ville. Quoi de mieux pour ressentir l’âme d’une ville que de suivre les traces des artistes. L’office du tourisme de Sète organise des visites guidées à l’occasion du festival K-Live.

13 heures : au hasard de mes déambulations street-art, je tombe sur le Café Social. Pas besoin de tergiverser plus longtemps, ce lieu dégage quelque chose d’unique et d’inexplicable, tout m’invite. Mon intuition me dit que c’est la bonne adresse de Sétois et…je ne m’y suis pas trompée. L’ambiance, la cuisine, l’esprit, j’aime. Un fish & chips en terrasse sur les hauts de sète, adopté ! Si je devais rester, j’en ferai ma cantine du midi !

14 heures 30 :  j’ai 7 heures de route qui m’attendent mais je n’arrive pas à me résoudre. Cette ville agit comme un aimant sur moi. Et puis,  je ne peux pas repartir sans voir la mer. Une glace sur le port, un balade digestive sur la plage avec un bol d’air iodé. 12 km de plages en voie verte, c’est tentant. Mais, non euh … il est déjà 17 heures !

Je reprends la route direction suisse en me promettant de revenir très vite faire plus que 24 heures à Sète. Un vrai coup de cœur, cette cité maritime. #EnfranceAussi