Horizons Sancy : un festival d’art contemporain en pleine nature

L’été 2016, je découvrais la 10ème édition d’Horizons Sancy, un festival conjuguant art & nature. Séduite par ce concept Land’Art, je retourne chaque année en terres auvergnates découvrir les nouvelles oeuvres. Remplie d’attentes et d’enthousiasme, ce rendez-vous est devenu un incontournable, un MUST !

Au cœur du Massif du Sancy, cet événement d’art contemporain rassemble 10 artistes, 10 œuvres, 10 sites naturels. L’idée de ce festival était de créer un projet culturel et différent afin de valoriser la région au travers son patrimoine et son terroir. Pari réussi  à 200 % qui réunit les amateurs d’art, les locaux et les visiteurs venant d’horizons divers.

Les créations artistiques trônent en pleine nature et se découvrent lors de balades et randonnées. Des artistes internationaux sélectionnés par un jury installent ces œuvres éphémères dans des lieux différents chaque année. Chaque œuvre s’intègre parfaitement au paysage et offre un panorama sur le massif du Sancy. C’est une parfaite union nature et culture. Elles étonnent, surprennent, interpellent par leur originalité et leur message. Une créativité sans limite. Une exposition à ciel ouvert qui révèlent les plus beaux paysages du Sancy et son environnement le temps d’un été. Souvent posées hors des sentiers battus, ces créations offrent un nouveau regard sur les vastes étendus du massif. On découvre des villages et hameaux oubliés, une chapelle sur son perchoir, une vue inédite. On se balade parmi les volcans d’Auvergne, sur un puy, aux abords d’un lac de cratère…

Un rendez-vous unique. On part à la recherche des œuvres en empruntant des sentiers balisés permettant de randonner de 1 à 4 heures, des parcours qui séduisent et sensibilisent toutes les générations. Randonner dans la chaine des puys à la découverte des paysages volcaniques qui ont façonnées l’Auvergne, c’est grandiose et lorsqu’en plus, on y mêle des œuvres de land art, ça devient magique.

 

Au cours de mes visites lors des éditions de 2016 à 2019, j’ai sélectionné pour vous 10 créations, 10 œuvres qui m’ont transportées au cœur d’une Auvergne que je ne connaissais pas, 10 œuvres qui m’ont fait rêver et réfléchir, 10 œuvres qui m’ont fait voyager dans un écrin de nature sauvage.

Reliefs sous le pic de Capucin. Une passerelle poétique entre l’homme et la nature. Une petite randonnée de 3 km au départ du Mont-Dore qui nous a conduit au sommet du Capucin avec une vue magistrale sur le Sancy et la vallée de Chaudefour en contrebas.

The rhythm of wind. l’interaction du vent et d’un métronome pour prendre conscience du rythme de la nature. Encore une petite randonnée de 3 km au départ du pittoresque village de Beaune Le Froid, connu pour ses caves à Saint -Nectaire.

Panorama à la Roche Nité. Un tunnel pictural pour s’immerger de couleurs et de paysages. 3 km de randonnée à travers les estives pour jouir d’un point de vue sur la chaine des puys

Distortion Unit au Puy d’Allou. Un kaléidoscope géant provenant du recyclage d’une citerne agricole.

Transhumance. Une sculpture cabane, une roulotte de bergers posée dans les estives de La Godivelle

Eté 67 et ses 10 tentes multicolores. Tel un retour en arrière de l’histoire du Lac de Laspialade à l’époque où les berges se transformaient en camping le temps de l’été.

Take a moment est une ode au ruisseau d’Entraigues. L’œuvre se présente comme une dentelle romantique ou une canopée suspendue au-dessus du ruisseau.

Ghungroos dans les bois de la cascade du Rossignolet au Mont-Dore.

 

Le rire des fées au puy de Combegrasse.  Un jaillissement de lignes tendues vers le ciel perce l’horizon. Le paysage de la Chaîne des Puys est découpé en fines lamelles par le faisceau des lignes.

Akènes, ouverture céleste dans la forêt de Courbanges ou.. Dissémination éruptive élu coup de coeur du public en 2019.

Pas facile d’en choisir 10 sur ces 5 dernières années. Chaque oeuvre, chaque lieu invite à la contemplation. Si comme moi, vous êtes fan de land’art, de nature et culture, d’art et rando, réservez 3 journées ou plus pour ce rendez-vous estival d’un autre genre. Retrouvez toutes les infos sur le web et n’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de conseils ou suggestions pour un futur séjour en Auvergne. Je vous livre deux belles adresses à partir desquelles, j’ai pu rayonner et découvrir toutes les œuvres à mon rythme.

Au pays des narcisses sauvages

Alors que nos envies d’évasion printanières sont en pause (#printemps confiné), la nature poursuit son réveil. Les premières narcisses fleurissent sur les hauts de la Riviera du Léman et me rappellent le souvenir d’une belle randonnée entre lac et montagnes à la recherche de la célèbre narcisse des poètes.

 

L’excursion du jour commence à la gare de Montreux où je monte à bord du train belle époque, direction Les Avants. Le train grimpe sur les hauteurs laissant échapper une vue plongeante sur le Lac Léman et les cimes encore enneigées. Ah ! La suisse et ses trains historiques, un voyage dans le temps !

 

Arrivée aux Avants, un funiculaire hors d’âge nous conduit à 1178 mètres d’altitude, au cœur d’un magnifique panorama alpestre. La Dent de Jaman, les Dents du Midi se dessinent parfaitement dans ce ciel d’une douceur printanière.

Chaussures de rando, bâtons, sac à dos, c’est parti pour … une randonnée sur le sentier des narcisses : 2 heures de balade contemplative.  On emprunte le sentier de crête balisé en direction du belvédère du Cubly. On entre dans une forêt qui nous offre quelques fenêtres avec vue sur les montagnes environnantes. Les Dents du Midi et ses 7 pointes nous accompagnent.

On traverse une grande clairière où malheureusement les narcisses sauvages se font de plus en plus rare. Après 45 minutes de marche, on atteint le belvédère du Cubly. WAOUH ! Le panorama sur l’ensemble du bassin lémanique est grandiose. Du haut de ce balcon. on embrasse le paysage sur la riviera de Montreux à Lausanne, Vevey et le vignoble du Lavaux, le lac dans sa beauté magistrale avec le ballet des bateaux Belle Epoque sur le lac. C’est magique, le temps s’arrête. On aimerait se poser là, un livre à la main et attendre le coucher de soleil pour ne redescendre qu’à la nuit tombée !

Puis la rando se poursuit par la descente d’une série d’escaliers très raides. Sur la gauche, un pré de narcisses. De part et d’autre, isolées ou en masse, elles sont en pleine floraison et tapissent les prés et les sous-bois, laissant échapper leur parfum délicieusement sauvage. On rejoint le hameau isolé d’Azot avec ses chalets à la Heidi et toujours cette vue sur le lac Léman et les Alpes Valaisannes. Dans les pâturages, les narcisses sauvages cohabitent avec les pissenlits. Après un petit raidillon pour rejoindre Les Avants, le chemin aménagé continue en forêts avec des prairies parsemées de narcisses. On arrive dans une clairière où est posé un banc, un banc 5 étoiles avec vue. Un petit chalet en contrebas, une plongeante sur le lac et toujours,  les Dents du Midi en toiles de fond. On ne s’en lasse pas. Les prés à narcisses se font très denses et un panneau explicatif sensibilise à la sauvegarde de ces fleurs. Cueillir mais pas trop. Juste un bouquet pour le plaisir des yeux et le parfum enivrant.

La fin de ce parcours en boucle approche, on entends le sifflement du train, celui qui nous ramènera  à Montreux. Avant de faire le trajet retour, je marque une dernière pause sur un banc (je suis une fan des bancs avec vue #monbancàmoi , celui ci est dédié à Vladimir Nabokov sur le parcours de http://www.rencontres-inspiration.com. Dernier regard sur ce paysage champêtre. Une balade tranquille, à faire à deux, en famille pur admirer l’éveil de la nature et ses fleurs sauvages.

Plusieurs parcours balisés sur les hauts de la Riviera Vaudoise permettent de découvrir ce symbole régional durant toute la période de floraison. Le parcours des Pléiades, aussi accessible en train, est tout autant splendide avec une floraison plus tardive. Selon la météo des narcisses, à vous de choisir votre parcours !